‹ La victoire en dérouteChapitre 103 sur 169 · RIRE · texte numérisé non relu

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vis par les circonstances, enlever Paris et les grandes villes ?

Un jour, à Lille, à la fin du déjeuner qui précédait la conférence, Jules Guesde s’écrie : « Oh ! si le Midi était aussi organisé que le Nord, je n’attendrais pas ! »

Puis, levant les yeux au plafond, :il reprend, après un petit silence : « Non !

non ! je n’attendrais pas ! (un petite rire strident) … je n’attendrais pas les résultats des élections prochaines ! Nous pourrions marcher tout de suite ! »

C'était aux plus beaux moments de la propagande socialiste dans le Nord et le Pas-de-Calais. Les groupes se multipliaient.

Dans chacune de ces cités populeuses, dans chaque faubourg de Lille, de Roubaix, de Tourcoing, les membres du Parti se pressaient, ardents et enthousiastes, aux réunions. Quels gaillards sérieux, résolus, disciplinés, énergiques !

Comme disait Guesde : & Ils ont compris ! » La fédération du Nord, très hostile à tout tapage inutile, à toute échauffourée émeutière, tenait constamment présente à l’esprit de ses militants l’idée

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