‹ La victoire en dérouteChapitre 104 sur 169 · TS OS SR · texte numérisé non relu

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Ainsi, Jules Guesde, au plus fort de sa propagande, en plein succès, ne 8e laissait pas leurrer par la perspective d’une victoire électorale. L'effet, sur son esprit, des magnifiques progrès de l’organisation dans le Nord était la tentation d’une action révolutionnaire.

Nous n'avions donc pas tort quand nous constations plus haut que, dans le parti socialiste français, on n’a jamais abandonné l’idée d’un mouvement de

force.

Alors, crieront nos bolcheviks, vous voyez bien ! Pourquoi ces cris d’orfraie?

Allons à Moscou ! C’est revenir à nos vraies traditions !

Pardon ! Entre la Révolution telle que la prévoyait, à ce moment, Jules Guesde et la tactique qui nous a été proposée à Tours, n’apercevez-vous pas la différence?

Le mouvement dont Guesde entrevoyait l’heure, ce n’était pas un mouvement sans préparation, qui éclate brusquement et déconcerte autant ceux qui le provoquent que ceux qu’il menace. Guesde ne conçoit le grand mouvement des masses ouvrières que comme la conséquence et

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