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pitaliste ; pas de paix sans socialisme.
Mais ils étaient plus pressés de voir finir la guerre, et recommencer le régime capitaliste et de reprendre contre lui la vieille Iutte comme avant la guerre, que de tirer des circonstances et de la guerre l’élan nouveau qui pouvait faire gagner une si grande avance au socialisme.
Car on y inclinait : à preuve Washington et le président Wilson et le B. I. T.
annexé à la Société des Nations comme un rouage essentiel.
Ceci est d’autant plus significatif que (comme ïil n’y avait pas de mouvement ouvrier pour exiger) ce n’était déjà que l’ombre, la trace du grand élan d’avant victoire. Cela suffisait à produire le B. LT.
Alors, espériez-vous, à la fin de la guerre, La Révolution Sociale ?
Entendons-nous ! Il n’y avait pas lieu d'espérer la Révolution Sociale par :insurrection violente et générale. Il n’y avait pas à espérer la Commune comme en 1871. Il y avait à espérer une grande évolution à la Jaurès, par consentement universel. Entre les grands clans capitalistes directeurs et les partis ouvriers et
socialistes, et les syndicats, il y a la masse confuse et incertaine. Elle est composée de petits bourgeois, de vieilles dames, de retraités, d'artisans, d’ouvriers non s0cialistes, de paysans. Cette masse se porte, tantôt vers la réaction, l’autorité, la force, les militaires, tantôt vers les démocrates, les socialistes, l’avenir. Elle obéit, sans se rendre compte, sans réfléchir, à l’impulsion des journaux, et à ses préférences du moment. Elle va vers ceux qu’elle sent tout prêts. Selon qu’elle se porte vers tel ou tel côté, elle lui confère la suprématie.
C’est cette masse qui pouvait, après la guerre, se laisser entraîner dans un mouvement confiant vers la transformation économique. On profitait des grands changements entraînés par la guerre et du désarroi et du désir de mieux.
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Après cette fin de la Première Partie, voici comment il faut concevoir la Deuxième Partie.
Un coup d’œil général sur l’Europe s0cialiste, qui se détaille ainsi :
1° En Allemagne les socialistes ont agi.
Ils étaient à la tête de la Révolution. Z{s ont pris le pouvoir. Pourquoi ne l’ont-1ls pas conservé ? parce que les Alliés, la France victorieuse au lieu de les soutenir les a discrédités. Grâce à quoi, les réactionaires ont repris courage et reconquis leurs électeurs d’autrefois.
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2° L’Angleterre : les gens du Labour Party et des Trades Unions étaient tout prêts.
3° L'Italie aussi.
4 La Russie sous Kerensky avait un souvernement socialiste. Mais moins énergiquement décidé à durer que les bolchevistes. Ceux-c1, installés et cramponnés, ont commis une erreur de vision dont ils se rendent compte aujourd’hui : 1ls ont
. cru (vieille méthode de Blanqui et des { terroristes russes : habitudes de conspirateurs et d'hommes des caves) qu’il fallait soulever les barricades en Occident.
Et 1ls nous ont cassés !
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