‹ La victoire en dérouteChapitre 3 sur 169 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

LE w revenait à la Chambre, ayant pris quelques jours de repos — tantôt dans la maison de Bonmières où s'était passée son enfance, tantôt dans la maison de Chamonix où ls sont morts — avant même de me répondre sur sa santé, il me criait de sa voix Joyeuse :

— Ça va bien ! Le bouquin avance 1

C'était vrai : le bouquin avançait.

Lorsque, après l’atroce et sublime tragédie de Chamonix, ses deux neveux, André Varagnac et Pierre Collart, ont dressé l'inventaire de ses papiers, ls ont trouvé les deux tiers au moins du « bouquin » en état de complet achèvement.

La copie dactylographiée avait été revue par lui jusqu'à satisfaction finale et n’attendait plus que le bon à tirer. Le reste du manuscrit, également copié, n’exigeait qu'une dernière revision, dont lui-même, par des réflexions marginales, avait dirigé le sens avec une précision parfaite et qui pouvait être opérée sans peine, et sans risque.

Seule, l’extrême conclusion du livre comporlait encore, de sa part, un sensible appork de travail, auquel personne ne pouvGait songer à suppléer.

Il avait hésité longtemps entre divers modes de présentation, et le parti final, ainsi qu'une nole de sa main en fait. foi, n'avait été pris que très peu de jours avant leur dernier départ pour Chamonir.

Quelques semaines lui avaient ainsi manqué pour l'achèvement total de son œuvre. Mais le travail de rédaction, cependant, était suffisamment avancé pour que.

ses neveux, et moi-même — chargé, par une des dernières volontés de Mme Marcel

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