‹ La victoire en dérouteChapitre 31 sur 169 · AUS PERRET · texte numérisé non relu

AUS PERRET

Le st

LA PAIX DE VERSAILLES 43 durer qu’à titre d’Etats-Unis. La guerre ee en est exclue. Au premier éclat de la 2 guerre, dès l’aube des hostilités, l’Europe 4

versaillaise s’évanouit et disparait.

Qui donc espère, même sans la guerre,

que l'Autriche vivra telle qu’elle est 7 | Réduite, autour de son énorme capitale, à ce lambeau de territoire, elle se débat- | ; tra dans des crises de misère jusqu’à Es ce qu’elle soit réunie à l’Allemagne ou qu’elle devienne le centre de la Fédéra- à tion du Danube. C’est à opter ! 12 I1 faut donc pour qu’une telle Europe 4 vive, la Paix, et des Fédérations. 4 La Paix ? Si nous voulions la paix, | 4

pourquoi la rendre impossible dans le traité qui est censé l’établir ?

Est-ce que, par hasard, nous espérons sérieusement que les Allemands, avec leurs quarante ans de souvenirs glorieux,

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se résigneront au fond d’eux-mêmes ?

Je l’ai déjà dit : pour fonder la Po- | 2 logne, il fallait lui assurer l’accès à la | mer, mais il n’était pas besoin pour cela ME

de lui donner Dantzig, il suffisait de lui donner une partie du port de Dantzig (1)

RS RE RE BERCSERRRR EE (4) Ou d'ouvrir à quelque distance de Dantzig un | À port Douveau. 14

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+ avec une ligne de chemin de fer à elle, EL traversant le territoire allemand, et la + libre navigation de la Vistule.

Ainsi la Prusse demeurait entière, au lieu que, pour venir de Kœnigsberg

Berlin, il faut traverser un territoire étranger, montrer des passeports, subir aux douanes des examens, des brimades, des fouilles si on veut vous embêter !

L Et puis nous exaspérons les Allemands + — pas seulement les chauvins, mais tous Li les Allemands — par notre occupation de la Rhénanie. Nous saisissons toutes les occasions de crier sur les toits que nous ne partirons pas dans quinze ans |!

que les conditions qui nous obligeaient à évacuer ne sont pas remplies. Nous caressons le rêve d’une occupation perpétuelle.

Pourquoi ? Pour annexer la Rhénanie?

Non, dit Maurice Barrès, qui connaît 1 le péri d’annexions odieuses à la volonté des populations annexées. Non, mais nous réveillerons, dans ces beaux pays du ‘Rhin, parmi ces hommes si différents des Prussiens, les sympathies profondes qui les attiraient vers la France sous Ia Révolution.

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