‹ La victoire en dérouteChapitre 30 sur 169 · FRS · texte numérisé non relu

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Evidemment, ils ont dû céder à la poussée d’enthousiasme des Tchèques : mais ils se réservent d’ÿ revenir et de pousser la Petite Entente à son terme naturel.

Autrement, tout cela est frêle et sans durée !

Tout comme la Pologne, par horreur et mépris des Russes, se révolterait à la pensée d’une fédération slave.

Oui ! et pourtant, à sa place dans une telle fédération, elle y serait assurée de vivre. Elle aurait désormais conquis son unité, son développement autonome. $Sinon ? Sinon, la Russie et l’Allemagne, jointes contre elle, la détruiront encore.

Elles uniront leurs troupes au travers des

plaines polonaises pour opposer à l’atta-

que française un bloc d’armées.

Tout comme la Tchécoslovaquie, où les Allemands sont aussi nombreux que les Tchèques, prise entre l’Autriche, l’Allemagne et la Hongrie, disparaît aux premiers coups de feu. La Fédération du Danube, seule, fondait son existence.

L'Europe de Versailles croule. Elle n’est pas faite pour durer. Elle ne peut

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