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CHAPITRE III

Effet de la révolution russe

sur nous

Quel eri de joie, à Paris comme aux tranchées, quand la Révolution russe éclata ! Le tsar a signé son abdication !

Voilà la Russie libre ! |

Maintenant, l’alliance russe signifie quelque chose ! Cette union du tsar et de la République, cela jurait trop ! En vérité, nous le sentions tous. À la Cour de Russie, les Allemands étaient chez eux.

Toutes les trahisons révélées plus tard, nous les savions d’avance.

- La foule française a toujours un élan d’allégresse quand un peuple s’affranchit.

Il nous devient frère. De plus, en pleine

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: 88 LA VICTOIRE EN DÉROUTE = guerre, nous étions sûrs que, désormais, ne les Russes ne nous lächeraient plus. ; En effet, sous l’impulsion de Kerens- ; ky, une vigoureuse reprise des hostilités À par l’armée russe enthousiasma nos com- 1 battants. :

Mais, très vite, il devint évident que la Révolution russe n’était pas finie.

Elle commençait à peine. Bientôt Kerensky fut chassé par les bolcheviks. Le peuple russe ne voulait plus ni tsar, ni guerre.

Les gouvernants français crurent adroit d’empêcher les socialistes de chez nous de se rendre à la conférence de Stockholm. Ils y auraient rencontré des Allemands ! C’est vrai : mais ils y auraient aussi rencontré des Russes, et la discussion aurait éclairci bien des choses. ,

Mais bah ! par vingt démarches, nous essayâmes de l’expliquer à Ribot, qui penchaït un jour à l’acceptation, et le lendemain au refus. Le refus, bien entendu,

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