‹ La vie àParis pendant une année de la Révolution, 1791-1792Chapitre 101 sur 115 · Journal de la Cour et de la ViUe^ 26 octobre · texte numérisé non relu

Journal de la Cour et de la ViUe^ 26 octobre

2. Une reproduction réduite du Sans -tort est jointe au 10* vourne des Aetee dê$ Apôtree,

Digiti

284 LA VIE A PARIS (i 791-1792)

apparaît à la même montre « une caricature très ingénieuse représentant M. de La Fayette mangeant des marrons que M. Baiily tire des cendres. On remarque Philippe-le-Rouge qui est occupé à les jeter dans le feu. Au bas de la gravure on lit ce vers :

« D'animaux malfaisans c'étoit un très bon plat*. »

Ce n*est guère qu'aux premiers jours de 1792 que l'on s^aperçoit, aux'étalages des Galeries de bois, que le personnel parlementaire et administratif a changé* Cela débute, chez Lebel, par la gentillesse qui a pour titre : Brissot mettant ses gands (sic). C'est aux galeries de bois, peut-être devant la boutique même de Lebel, qu'est placée la scène *, et Brissot est montré tout uniment plongeant la main dans la poche d'un passant absorbé par sa lecture. C'est la traduction en figure de l'espièglerie imaginée par Theveneau de Morande, adoptée et reproduite sous toutes les formes par les journaux noirs, surtout pendant les élections législatives, et d'après laquelle le dictionnaire s'était enrichi d'un nouveau verbe brissoter, qui se traduisait par : voler dans la poche.

A quelques jours de là, un dessinateur royaliste trouve le moyen de se montrer impartial envers ses adversaires anciens et nouveaux en faisant se balancer à deux potences accolées un feuillant à double face de Janus et un jacobin. Sur la première on

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