‹ La vie àParis pendant une année de la Révolution, 1791-1792Chapitre 105 sur 115 · Journal universel d'Andouin, du i\ et du 18 septembre · texte numérisé non relu

Journal universel d'Andouin, du i\ et du 18 septembre

2. Reproduit dans Challamel, Histoire- Musée ^ avec une transposition partielle dans les légendes.

percés ^^ un grand mannequin d'osier tombe et se casse : c'est Condé ; sur des mannequins plus petits rangés en phalange, on aperçoit les noms de Bouille, de Lambesc, de Riquetti-Panier. Ce puissant guerrier, le vicomte de Mirabeau, « chef d'une légion de l'armée noire et jaune » ou « gros-major de l'armée noire », avec l'uniforme de sa légion brodé de têtes de mort, est presque le seul qui soit mis en scène séparément, c'est lui aussi qui émoustille le mieux les faiseurs de couplets :

De Bacchus le joyeux enfant, Dans son ardeur guerrière, Rencontrera chemin faisant Une double barrière ; L'horreur de Teau, Famour du vin L'arrêteront au bord du Rhin ; Las I que pourra-t-il faire ?

Les chevaliers tètes de mort

Armés d'un cimeterre

De loin nous menacent bien fort

De nous couper l'artère ;

Mais la moitié d'eux sont gascons.

Leur courage est dans leurs talons.

Quel mal pourront-ils faire • ?

Mais l'idée la plus simple et la mieux venue sur laquelle se jettent chansonniers et caricaturistes, c'est celle de Y Armée emballée; voici comme la chanson, dont c'est le titre, nous conte l'affaire :

Ah I qu'nous allons voir beau jeu I V'ià Condé qui r'vient en poste :

1. Reproduit dans Tédition illustrée de VHistoire de la Société française pendant la Révolution^ par E. et J. de Goncouft^

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