‹ La vie àParis pendant une année de la Révolution, 1791-1792Chapitre 14 sur 115 · Journal des décrets pour les habitants des campagnes · texte numérisé non relu

Journal des décrets pour les habitants des campagnes

34 LA VIE A PARIS (n91H792)

ennuis répétés et qui, craignant que le bonnet n'ajoute aux prétextes de querelles, a pris le parti de soumettre ses idées à ses frères et amis de la Société : « Le peuple, dit-il, beaucoup plus sérieux, beaucoup plus raisonnable qu'on ne pense vulgairement, ne se contente plus des images stériles de la liberté; il veut la liberté même. » Le compte rendu constate, qu'au milieu de cette lecture, le bonnet de M. le président était rentré dans sa poche, et qu'à la fin de la lettre, il n'en restait plus dans la salle. Robespierre appuie les raisons de Pétion, « charmé d'être guidé par un citoyen dont le civisme et l'amour pour la liberté sont à toute épreuve » ; il dit que substituer à la cocarde un autre signe, ce serait en affaiblir l'énergie. Il fait décider par la Société qu'elle conforme son opinion à la lettre de M. Pétion, que cette lettre sera imprimée et envoyée à toutes les Sociétés affiliées, et que M. Tallien sera invité à faire de cette résolution le sujet d'une de ses affiches *. A la même heure, au théâtre de la Nation, après la représentation de la Mort de César, un buste de Voltaire, apporté sur la scène, était coiffé du bonnet rouge et restait ainsi exposé aux yeux du public pendant Tentr'acte et la seconde pièce, qui était le Bienfait anonyme^. Le lendemain de la mercuriale de Pétion, les bonnets, qui

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