Feuille du Jour du 17 septembre
2. Épilogue de la X« Version. On avait donné le. nom de « ganache » à une coiffure basse, frisée en rouleaux et couvrant en partie les joues.
par M. Meyer, cite une opinion du philosophe anglais Pigott, qui préconise le bonnet comme une coiffure commode , rationnelle et rappelant les meilleurs souvenirs classiques. Il n'est môme pas question de la couleur; mais, à quelque temps de là, le Patriote constate que de bons citoyens, qui ont goûté cette idée, ont adopté le rouge et il leur conseille de s'y tenir pour éviter une confusion qu'essaieraient d'exploiter leur adversaires. Une correspondance patriotique décrit ainsi, au milieu du mois de mars, le succès de la nouvelle mode : « Les bonnets antiques , symboles de la liberté, sont fort en vogue à Paris. Il est peu de patriotes qui n'aient dans sa [sic) poche un bonnet de laine rouge. Plusieurs môme le portent sur la tôte dans les Sociétés patriotiques. Dans les dernières séances de la Société des Jacobins, le président, les secrétaires, les préposés à la police de la salle, ainsi que plusieurs membres, portaient sur leur tète des bonnets rouges. Ces bonnets sont fort renchéris à Paris*. » Deux jours après la date de cette note, Dumouriez, nouvellement nommé ministre des Affaires étrangères, se présente à la tribune des Jacobins et, se conformant à l'usage adopté depuis quelques jours, se coiffe du bonnet rouge ; cette action excite les plus vifs applaudissements de toutes les parties de la salle. Mais, dans la suite de la séance, le président donne lecture d'une lettre du maire Pétion, à qui des rixes dans les théâtres et au Palais-Royal viennent de causer des