‹ La vie apres le pensionnatChapitre 16 sur 49 · Vie à.' activité qui se montie · texte numérisé non relu

Vie à.' activité qui se montie

par le lever de bonne heure,

par l'empressement à se mettre au travail et

à ne laisser aucun intervalle de rien faire

entre un travail et un autre.

activité qui n'est pas fébrile, mais qui ne voit que la chose du moment et la finit avec paix, avant d'en commencer une autre,

activité qui porte la jeune fille à se former à tout et qui sourit quand sa mère dit d'elle : Elle est bonne à tout.

5. Vie àe joie qui rayonne le sourire et le communique naturellement, comme l'étoile rayonne et communique sa lumière, et comme la fleur communique son parfum.

Ils la dépeignent bien cette joie, ces beaux vers de Victor Hugo :

Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille Applaudit à grands cris; son doux regard qui brille

Fait briller tous les yeux.

Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, Se dérident soudain à voir l'enfant paraître

Innocent et joyeux.

Il est si beau l'enfant, avec son doux sourire, Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,

Ses pleurs vite apaisés, Laissant errer sa vue étonnée et ravie, Offrant, de toute part, sa jeune âme à la vie

Et sa joue aux baisers.

Vie àejoie, résultat :

d'un cœur dévoué,

d'un caractère aimable,

d'un esprit délicat, et surtout d'une âme qui vit avec Dieu. Vie de j'oie, attendue par toute la famille....

A la fin de chacune des vacances, quand vous étiez retournée au Pensionnat, 6 jeune fille, votre père disait attristé : Notre soleil est parti. Ah ! qu'il puisse à cette heure, oîi vous voilà revenue, dire joyeux : Notre soleil est revenu.

Oui, le soleil de la maison sera revenu avec vous parce que vous avez pris pour devise :

Faire plaisir^ Faire du bien.

Lisez celte belle page de Legouvé qui résume votre vie dans la famille :

« De la femme dépendent la prospérité intérieure, la santé des enfants, le bien-être du mari.

Elle s'occupe du beau comme du bon, car l'arrangement de sa demeure est comme une œuvre d'art qu'elle crée et renouvelle chaque jour.

La femme, dans sa famille, a besoin de toutes les qualités féminines : Vordre, la finesse, la bonté, la vigilance, la douceur.

Elle répare les fortunes ébranlées; elle sait transformer l'aisance en richesse, le strict nécessaire en aisance.

Elle gouverne enfin, elle gouverne pour sauver; et son empire est plus réel que celui des ministres et des rois.

La femme, dans sa famille, tient dans sa main, pour ainsi dire chacun des habitants qui animent et chacun des objets qui composent son empire.

Elle exile de sa maison les paroles grossières, les actes violents; elle améliore ses serviteurs comme ses enfants et nul n'est frappé d'une souffrance, qu'elle ne sache aller à son aide.

Par elle, les meubles sont toujours propres, le linge toujours blanc.

Son esprit remplit cette demeure, la façonne à son gré, et rien ne manque à ce gouvernement domestique, pas même le charme idéal ».

II. MISE EN ACTION DE LA VIE EXTERIEURE DE LA JEUNE FILLE DANS SA FAMILLE

Nous allons, pour être plus directement pratique, mettre en action les conseils qui doivent diriger votre vie de jeune fille.

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