‹ La vie arabe et la société musulmaneChapitre 150 sur 157 · LA VIE A H A 11 K · texte numérisé non relu

LA VIE A H A 11 K

Comme si je n’avais jamais ressenti les douleurs de la séparation ;

Comme si je n’avais jamais assisté au spectacle émouvant de nos chevaux de race surprenant l'ennemi à la pointe du jour ;

Comme si, enfin, après une défaite, je n’avais jamais ramené des fuyards aux combat, en leur criant :

« Fatmas ! tilles de Fatmas ! La mort est une contribution frappée sur nos tètes. Par Dieu, le maître du monde, tournez l’encolure de vos chevaux et reprenez la charge. »

(L’émir Aabd-el-Kader, captif au fort Lamalgue.)

La femme issue du paradis.

Je voudrais être sa touba (robe) blanche,

Pour la garantir du froid et de la pluie ;

Je voudrais être ses belgha (pantoufles) rouges, Pour la préserver des ronces et des épines ;

Ou mieux encore, la terre elle-même,

Pour la sentir me marcher sur les joues.

Oui, c'est une femme issue du paradis.

Si tu la vois, tu en deviendras fou,

Et, si elle te quitte, tu en mourras.

Deux contre un.

On demandait à un chef arabe, renommé pour sa vaillance, comment il se faisait que toujours il réussit à tuer ceux qui avaient l’audace de se mesurer avec lui. * Lorsque je livre un combat singulier, répondit-il, une voix intérieure me crie que j’ai le pouvoir de tuer mon adversaire, et, de

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son côté, mon adversaire sent qu’il marche à la mort. Nous sommes alors deux contre un, voilà tout mon sceret. »

Les sages.

(.es sages, chez les Arabes, ont toujours conseillé de vivre loin des sultans et des cours. Peu de personnes, disent-ils, réussissent à échapper aux effets du poison, à la haine d’une femme et à l’amitié d’uu prince.

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