REMERCIA KNTS ET SOUHAITS
S’il plaît à Dieu, lu réussiras et tu gagneras !
Ennchaallah tendjahh ou terbahh !
Que Dieu te fasse mourir dans la guerre sainte 1
Allah imiitek fel djahad !
Que Dieu te fasse mourir avec le témoignage, sur un bon cheval et kaïd de ta tribu !
Allah immiitek aal chahada, ou rekoub el khér, ou le kiyada !
Que celle qui t’a fait, en fasse encore cent comme toi !
U ouldatek, tezide mennek mya!
Dieu te récompensera dans ce monde et dans l’autre !
Allah ikafik fi hadi ou fi lakhéra !
On pousse la politesse plus loin encore : on ne s'en tient pas aux paroles, et l’on sait flatter par des actes.
Dans une course de chevaux, un kaïd et un puissant agha se trouvaient en présence ; le kaïd lit tous ses efforts pour se laisser battre, il y réussit. Quiconque connaît l'amourpropre d’un Arabe pour la réputation de son cheval appréciera la grandeur du sacrifice.
La course finie, l'agha dit au kaïd : « Tou cheval est excellent ; tu l’as retenu, il n’est pas possible qu'il en soit autrement. — Ali ! monseigneur, répondit le kaïd d’un air de bonhomie, jamais, dans mon pays, le cheval d’un kaïd n’a battu celui d'un agha. »
Entre Arabes, ces gracieusetés se payent de la même monnaie, e’est-à-dire avec des paroles ; mais, quand elles nous sont adressées, à nous autres chrétiens, nous ne nous y attendons guère et nous pouvons nous y laisser prendre, tandis que, loin de faire quelque fond sur ces compliments, nous.