‹ La vie arabe et la société musulmaneChapitre 40 sur 157 · I..V VIE ARABE · texte numérisé non relu

I..V VIE ARABE

Religion de bois.

Religion de moineau.

Menteur, fils de menteur.

Lâche, fils de lâche.

Avare, fils d’avare.

Injuste, fils d'injuste.

Enfant de la chienne.

Gâté, fils de gâté.

Druse, fils de Drusc.

Cochon, fils de cochon.

Baladin, fils de baladin.

Révolté, fils de révolté.

Coupeur de route.

Ennuyeux, fils d’ennuyeux.

Grossier, fils de grossier.

Animal, fils d’animal.

Poltron, fils de poltron.

Fils de charoguc.

Puant, fils de puant.

Dîne el hhatob,

Dine ezaouche.

Keddab benn keddab.

Ujayahh benn djayahh.

Bekhil benn bekhil.

Dalem benn dalem.

Ould el kelba.

Fassed benn fassed.

Derzi benn derzi.

Hhallouf benn hliallouf.

Ze/fane benn zeffane.

Derkaoui benn derkaoui.

Kltaa ettrék.

Samott benn samott.

Kliechine benn kliechine.

Behim benn behim.

Khouaf benn khouaf.

Ould djifa.

Fayahh benn fayahh.

Va-nu-pieds, fils de va-nu-pieds.

Zoukti benn zoukli.

Enfant de celle qui n’a jamais dit non.

Ould li aamer-ha ma galet: la-la.

Banqueroutier, fils de banqueroutier.

Faless benn faless.

Mangeur de cochon et buveur de vin.

Oukal el hhallouf ou chareb echerab.

Désireux de barbe, puant de la bouche, figure de vieille femme.

Mcrhetak el lahhya, khanez el foum, oudjh el aadjouta.

1NJIRES

Il existe encore d'autres injures, mais la pudeur et les convenances me détendent de les reproduire.

Imbécile, tils d'imbécile.

Boudjadi bem boudjadi.

Porteur de triques, fils de porteur de triques.

Haraoudji benn haraoudji.

Fumeur de hhacbich, fils de fumeur de hhaehich.

Hliacha'ichi benn hharhaïchi.

On entend par hhaehich, et quelquefois par tekrouri, les feuilles, les fleurs et les graines d’une espèce de chanvre que l’on fait sécher et que l’on fume ensuite dans des pipes très-petites. Cette substance a le pouvoir de causer une ivresse assez forte et d’amener une gaieté factice extraordinaire. On prétend même qu’elle procure des songes délicieux et un état d’extase plein de charme; cependant, tout le monde s'accorde à dire que l’usage n'en est pas trèsdangereux. Ceux qui ont l'habitude de fumer celte graine peuvent tomber dans le délire, compromettre gravement leur santé, et, à la longue, perdre la raison.

Il y . a une infinité de manières d’employer le hhaehich : on le fume souvent mélangé avec du tabac fort, on le prend en boisson ou on le mange. Dans certaines villes de l’Algérie, on prépare, avec les différentes parties de celte plante, des confitures qu'on appelle maadjoun. Les femmes en font usage quand elles veulent se mettre en gaieté.

Quoi qu’il en soit, le hhaehich est presque un poison, qui use, en peu de temps, le corps et l’intelligence : on méprise généralement ceux qui s’en servent. Dans tout l’Orient, il est connu ; les souverains musulmans l’ont défendu.

En Égypte, l’éinir Cliikh Khuuni, vers l’an 700 de l’hé—

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