MOUT DE LA FEMME ARABE HJ
sistance est toujours nombreuse, car conduire un mort à sa dernière demeure, est une action méritoire qui compte pour une bonne œuvre dans l’autre monde.
La loi défendant la prière funèbre dans les mosquées, on conduit les morts directement, de la maison ou de la tente, dans les cimetières publics.
Une litière — naache — reçoit le corps ; elle est portée par quatre hommes de bonne volonté qui sont remplacés, de distance en distance, quand ils sont fatigués. Si l’on n’a pas de litière sous la main, ce qui est fréquent dans les tribus, on place tout simplement la défunte sur un brancard improvisé avec les montants d’une tente.
Le Prophète a dit :
«Il est méritoire de porter un mort ; celui qui le porte l'espace de quarante pas se procure l’expiation d’un grand péché. »
Les pleureuses suivent en silence, elles ne doivent commencer leurs gémissements que hors du douar et cesser un peu avant d’arriver au cimetière.
Lorsque le convoi est parvenu à la hauteur de la fosse qui a été préparée à l’avance, il s’arrête ; toute l’assistance se range en cercle dans le plus profond recueillement, et alors le plus savant et le plus respecté des toi bas prononce à haute voix la prière des funérailles. C’est ordinairement un beau vieillard dont la barbe blanche commande à tous la confiance cl le respect.
Élevant les mains vers le ciel, les abaissant alternativement, il s'exprime ainsi :
« O mon Dieu! elle était votre esclave, fille de l’une de vos esclaves et membre de votre peuple.
» Elle avait pour profession de foi : «Il n’y a de Dieu que