CHAPITRE ONZIÈME
Hiérarchie arahc. — Formules religieuses. — Fêtes principales. — La conliancc eu Dieu. — Maladies. — Animaux. — Noms des jours et des mois. — Points cardinaux. — Degrés de parenté. — Numération. — Appellation des différentes langues.
HIERARCHIE ARABE
Sou liane. — Sultan, chef d'empire.
Amir. — Émir, prince musulman.
Amir el nwumenine. — Le commandeur des croyants. Nous en avons fait le « miramoliu. »
Ouzir, pluriel ouzera. — Vizir, ministre.
Mersoul. — Ambassadeur, consul, envoyé.
Khelifa. — Kalifa, calife, lieutenant du sultan.
Sous l’émir Aabd-cl-Kader, les kalifas étaient gouverneurs d'une province.
Tout principal fonctionnaire indigène a, pour l'aider, un khelifa, lieutenant.
Bach agha. — Ce mot est turc ; il veut dire chef des agas.
Dans l’ordre hiérarchique, le bach agha vient après le kalifa; il est d’ordinaire le chef d’une circonscription de pays très-étendue.
Agha. — Aga, chef qui est placé sous les ordres du bach agha.
Du temps de l’émir Aabd-el-Kader, il répondait d’un grand nombre de tribus.
Ka'id el kiyad. — F.e kaïd des kaïds. Il commande à plusieurs tribus et relève directement de l’agha.
Kaïd. — C’est le chef d’une tribu plus ou moins grande. Selon son importance, la tribu se divise en un certain nombre de fractions, — ferka.
La fraction, à son tour, se divise en douars, ronds de tentes qui forment des villages arabes dont les maisons, au lieu d’ètre en pierres, sont faites avec une étoffe composée de laine et de poils de chameau. Cette maison, on l’appelle klu’ima, — tente, — ou bien encore bile echaar, — la maison de poils.
Kaïd el aacltour. — Est une fonction qui n'est ni religieuse ni politique. Elle a pour but de veiller à la perception des impôts et de s’opposer au gaspillage.
Chikh. — Cheik. Chef d’une fraction de tribu, — ferka.
Ce mot s’applique aussi aux hommes âgés et considérés. Dans ce cas, il est synonyme de vénérable.
HIÉRARCHIE ARABE *01
La réunion des cheiks d’une tribu forme la djemaa, ou conseil municipal.
Kebir ed-douar. — Chef de douar, espèce de village arabe dont j’ai parlé plus haut.
Hhakem. — Chef d’une ville ou d’un village arabe. Il remplit, à l’égard de cette ville ou de ce v illage, les mêmes fonctions que le kaîd à l’égard de sa tribu.
Amine. — C’est le nom donné au chef d’une tribu kabyle.
Dans les villes, on donne encore le nom d’amine aux chefs des corporations musulmanes. Dans ce cas, il est synonyme de syndic.
Amine el oumetia. — L’amine des amines, c'est-à-dire le chef des amines.
Cette fonction est tout à fait spéciale à la Kabylic.
Khoudja. Kateb. — Secrétaire. Les chefs arabes, ne sachant pour la plupart ni lire ni écrire, se font toujours accompagner d'un khoudja qui prépare la correspondance sur laquelle ils apposent eux-mêmes leur cachet. On en trouve de très-habiles et de très-intelligents.
« A déclaré ne pas savoir signer, attendu qu’il était chevalier. »
Kateb es-serr. — L’écrivain du secret, — de confiance. Seuls, les grands chefs possèdent des secrétaires de cette espèce.
Khaznadar. — Trésorier.
Oukil. — Chargé d’affaires, intendant, administrateur.
Kebir el mehhalla. — Le chef de l’armée.
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LA VIE AKABE
Bach-lobdji. — Le chef île l’artillerie.
Kaki et mouna. Et aaouïne. — Le chef des vivres.
Aghele el aasker. — L’agha de l’infanterie.
Aghele el khiyalas. — L’agha de la cavalerie.
Bach-hhammar . — Chef du convoi.
Bach-feirag. — Chef du campement.
Siyaf. — Officier. '
Kebir le kheba. — Sous-officier, chef de tente.
Chuoucli, au pluriel chouach. — Scs fonctions varient suivant l’autorité auprès de laquelle il est placé. En réalité, exécuteur des decisions de cette autorité.
Hharssi. — Agent de police.
Makhzenn. — On appelle ainsi l’ensemble des cavaliers de certaines tribus qui sont lices au service et qui jouissent à ce titre de privilèges particuliers. Un cavalier du makhzenn s’appelle mekhazini.
Goumm. — Réunion des cavaliers d’une ou de plusieurs tribus, cavalerie irrégulière.
Khiyalas. — Cavalerie régulière. Chez l’émir Aabd-el- Kader, elle était vêtue de rouge.
Aaoulama. — Pluriel du mot aalem, savant. On se sert de ce mot pour désigner les docteurs de la loi.
Clierif, pluriel cherfa. — Descendant du Prophète. Personnification de la noblesse religieuse. Seul, le chérif a le droit de porter la couleur verte daus ses vêtements.
HIÉRARCHIE ARABE
Merabete , pluriel merabetine. — Marabout ; membre <le la noblesse religieuse. Elle est héréditaire. L’influence des marabouts est immense.
Djiyed, pluriel djouad. — Descendant des premiers conquérants arabes; noblesse d’épée.
Mufti. — Jurisconsulte et chef de la religion dans une certaine circonscription.
Imam. — C’est celui qui dans les mosquées exécute les prostrations voulues par la loi et lit le Koran aux fidèles.
Kadi. — Juge qui, d’après la loi musulmane, a le droit de prononcer sifr les litiges civils ainsi que sur les crimes et délits.
Aadel, pluriel aadoul. — Assesseur du kadi. Pour qu’un jugement soit valable, il doit avoir été prononcé devant deux aadoul.
Taleb, pluriel tolbas. — Lettré, plus ou moins savant. Il y a de bons et de mauvais tolbas. Ils sont en général trèsfanatiques.
Cliikh. — Instituteur primaire. Il apprend aux enfants de la tribu à lire’, à écrire, à prier; il leur enseigne, en outre, un certain nombre de versets du Koran. Son école s'appelle inessid.
Mederress. — Est un lettré qui enseigne la langue et la loi. Son école prend le nom de mederssa.
Mouddenn. — Crieur des mosquées. Du haut du minaret, il convoque les (idèles à la prière au son de la voix. Pour ces fonctions, on choisit toujours un homme doué d'un organe sonore.
El Mouakkett. — L’homme de l’instant. Dans les mosquées, il est chargé de faire annoncer les prières à l'heure exacte, ün le veut instruit et très-honorable. On désire, en outre, qu'il ait quelques notions d’astronomie.
El hhadj. — Le pèlerin. C’est-à-dire celui qui a fait le pèlerinage de la Mecque.