X. — GRAVURE ET LITHOGRAPHIE
Parmi les gravures originales, celles de M. Edgar Chahine, eaux-fortes et pointes-sèches, se mettent à part pour la décision du trait, le résumé de^la forme, la
juste répartition des blancs et des noirs.
L*artiste n'est pas seulement expert à attaquer^à mordre le cuivTe. II a vu, et it montre. Il sait scruter les visages et les spectacles, et il donne à contempler ces images fines et saisissantes qu*il a su extraire de la réalité : Femme aux coussins^ Vieille FemmeyChemineau^ Le Château- Rouge ^ La Terrasse.
Chez M"^ Marie Stein, il y a cette même vision nette, le même goût sûr.
Voyez les six portraits qu'elle a tracés d'une pointe si ferme,
M. Cliarles Pinet continue savamment sa série de vues extérieures et intérieures de Notre-Dame-de-Paris. M. Frank- Laing dresse en fine construction l'église Saint- Etienne-du-Mont. M. Jean-Paul Laurens fait dialoguer Le Pape et le Christ en une gravure de bel aspect sévère. M. Lucien Dautrey rassemble six portraits d'artistes et d'écrivains, qui témoignent de la variété de son talent. M. Brunet-Debaines ajoute à son œuvre un superbe Cantorbéry.
Lagravure de reproduction s'honore de belles pièces : un « Nattier», deM. Lecouteux ; VOrdonnancBy de Meissonier, très harmonieuse et très fine gravure , de M. Victor Focillon ; une Bataille^ de Flameng, par M. Boulard.
La gravure au burin a ses représentants : L. Flameng, avec une œuvre d'importance, V Adoration des bergers^ d'après Van der Goes ; M. Jean Patricot, avec la deuxième partie de la Procession des rois mages^ de Benozzo Gozzoli ; M. Jules Jacquet, avec Les joueurs d'échecs^ de Meissonier.
A la lithographie, MM. Damourette, Leleu, Maurou, Bail, Lévy, M""® Granès.
A la gravure sur bois, une série d'œuvres de Rodin, supérieurement interprétées par M. A. Léveillé.