I. — ORGANISATION ADMINISTRATIVE
La fête des arts continue par un seconc vernissage. C'est la vraie renaissance des Champs-Elysées, le commencement des déjeuners et des promenades» Paris re^H prend ses habitudes et ses aises. "
Le premier aspect de la peinture n'est pas encourageant. On n'a fait aucun effort pour rendre la visite plaisante, pour apporter un peu d'ordre et de clarté dans cet amas de toiles. On ne peut nier rimpression d'effroi et de fatigue que Ton ressent dès l'entrée.
Puis on s'y fait. On commence le tour des salles, on cherche, on observe, et Ton découvre peu à peu, au hasard, un nombre très suffisant d'excellentes œuvres. Il est
heureuse et calme peinture, jardin fleuri^ prairies vertes qui s'en vont vers les collines bleues, et dans cet éden, parmi les massifs de rhododendrons, auprès d'une vasque où Teau reflète la douceur du ciel, trois femmes nues, d'une jeunesse tendre et charmante, enveloppées d'une ombre dorée qui est l'atmosphère légère et profonde de cette œuvre, toute lumière et toute joie.