II
Teraer une rangée de coltines vooaâileu&es. Noos Plions arrivés alors à Vendroit ^iAOus devions dire adieu à la Manqua et suivre la direction orientale au mâieu de la campagne pour noas rendre -k. Sicbely. An coucher, du soleil nous fines .nae. halte sous une hamte montagne, la |dus élevée du pays, que V.esk appelle c Lyndié^à-Çheny i , ou la montagne du Skge.
Dans la soirée nous parcourûmes ki plus délicieuse contrée que j'aie jamaiS' vue en Afrique. À notre gauchenots longlon»une ran^e dauftatagnes pÂerreusiiS, bien boisées et qui paraissait n'avoir pas<de.£n;à noife droite le terrain é^it douconent incUné et. allait rejoindre «ne forêt v^ doyante entrecoupée de ^irières. Comm&ÏOeéan^ e^te ferêtitait s.an& bornes, quoiqu'elle fut cependant interrompue dJun côté par une chaîne de montagnes rocailleuses couvertes de bois qui i s'élevaient en pyramides.
L'horizon était bordé de .forêts et de montagnes ; l'une des ces dernières dominait toutes, les autres et semblait former un dAme. La soirée était fort belle» quoique le ciel fiiii .un pea couvert, ce. qui répandait sur le paysage un certain charme mystérieux et lui dKHUiait un aspect sauvage. Je contemplai. avec émotion la scène étrange qui se. développait devant mol et j'étais triste de ne. pouvoir m'arrêter en ce lien^ aussi, ne pus-je m'empécher de m'éerier : c Je donnerais ma vie pour pouvoir vivre ici quelques années et jouir de la possession d'oine pareille terre. >
Nous atteignitnes dans la matinée une fontaine sitoée à quelques milles dans une gorge des montagnes, et j'y trouvai trois* lionnes dont jetnai une en foi tirant quatre eoups defu^il.
Le 34 des averses tombèrent à* tonte heure et mes kommes s -occupèrent à me' faire des brogues. Ges sofiliers étaient vraiment dignes d'un chasseur ; quoi* que légers; ils étaient très-forts* et fabriqués entière- Hient de la peaur.des animaux que }- avais tués.
^ Les semelles^ Paient en cuir de buffle ou de girafe ; le dessusen koodoo, en harllebeastouen bushbok ; le derrière était en peau^e lion, de hyène ou 'd'antilope noire, des ehaussmres étaient cousues avec mie lanière très-fine coupée dans lé cuir du steinbok.
'Bané l*aprèii-nHdi nous nous dirigeâmes vers Touest en cAtoyantles montagnes boisées et pierreuses.' Les natareis avaient en 'oet endroit, phiaieurs «inées auparavant y dit' avec succès la guerre' aux élé|rfiantSy ear je trouvai là; ^piatre ctânes-ée ces anknanx. Dans la jourâéeiiciis rmeonirânes six baffles et nous Mesaflnes «n magnifique mAte^à répaule»' ce quitte )'<em* pécha pas:des''eiifoir«vec ses camwrades^ car le terrain élait très-'inauvai^etne permettait pas'qu-on le poursuivit.
Nous eàmes'eneore au retour une aventure «de chasse aveeun autre vieux buffle mA)e, «t nous fûmes bientôt convaincus de Fexti^ême danger qu'il y a à attaquer ces animaux lorsqu'oti n'a' pas de chiens.
Nous lançâmes Tanimal dans un vallon couvert de verdure au milieu des collines, et nous l'y suivîmes quelque temps, tantôt l'apercevant , tantôt ne distinguant que l'empreinte de ses pas. Je marchais d'une vitesse qui le mettait hors d'haleine. Lorsqu'il se vit dans un grand danger, il eut recours à un singulier stratagème : il tourna tout autour de quelques épais buissons qui le dérobèrent à notre vue, puis se trouva près d'un étang assez profond pour y dissimuler son corps ; il s'y jeta , regarda de tous côtés , se coucha enfin, et attendit notre arrivée. Par malheur sa tête grise et ses énormes coroes paraissaient à la surface^ quoiqu'elles nous fussent cachées par des rangées de grandes herbes.
Du reste nous ne nous attachions qu'aux traces , et nous avançâmes hardiment à quelques pieds de l'animal sans l'apercevoir. 11 se releva alors, chargea Ruyter d'une manière désespéré en poussant un cri particulier aux animaux de son espèce, cri ressemblant un peu au hurlement du lion, et jeta par terre la monture et le cavalier ; sa corne acérée perça la hanche du pauvre coursier et le blessa horriblement. En un instant Ruyter se remit sur pieds et parvint à. se sauver ; le buffle l'observa du coin des yeux et le poursuivit ; mais son pied glissa et il tomba dans une mare boueuse. Le bushman put ainsi échapper à une mort certaine. L'animal se releva tout étourdi. k ce moment je lui lançai une balle dans l'épaule, et
immédiatement il quitta le lieu du combat pour chercher un abri dans l'épais fourré sur le versant de la montagne où je jugeai imprudent de le relancer.
Le 28 un de mes conducteurs de waggons n'ayant pas obéi à mes ordres, le waggon qu'il conduisait fut presque renversé ; je lui fis donner une correction pour laquelle on employa le fouet.
Le 4 décembre nous nous dirigeâmes vers le Ngotwani et le traversâmes après avoir péniblement travaillé pendant une heure ; il nous fallut tracer uûe route sur les bords. Dans l'après-midi nous continuâmes notre route et nous fîmes halte au coucher du soleil en un lieu où nous nous étions déjà reposés près de Poozt, autrement dit t la Passe-de-Dieu ».
Ce jour-là je suivis les traces d'un rhinocéros blessé le long d'une rangée de montagnes qui était à ma droite, puis dans un bassin très-boisé au milieu des montagnes. Je remarquai bientôt que deux lions avaient découvert la piste comme moi et qu'ils guettait le boselé; ils étaient en effet couchés dans le voisinage.
J'étais à trente pas d'eux avant de soupçonner leur présence. Us se relevèrent, rugirent, et remontèrent le long des flancs de la colline. Tout d'abord je n'eu aperçus qu'un qui n'était pas très-éloigné de moi et je m'arrêtai pour le regarder. 11 se plaça dans une position favorable et je tirai sur lui; il fut atteint au cœur. Quand la balle pénétra il bondit en avant
258 LA YIB AU DSSER^T*
et fat à rinstant caehé par les arbres. J'approehai alors avec précauiion. L'instant d'après, l'aulce Jkni se leva, fit entendre un ro^sement tcarrible et mar* cha très-tranquillement sur le c6téde la monts^e. Je supposai que c'était l'aumal -que j'avais blessent fis encore deux décharges sur Itûi, mais il disparut sans ralentir le pas. En avangaat pour yisitef Vemr droit où le lion s'était couché, j^irouvltè dMxîgttês : par conséquent il y avait eu là deux lions, le poitr vais donc bien en avoir ^tuéufti
Dans le cas oà l'anèmal n'aurait été qiie blessé, je jugeai prudent de rejoindre les wa^oM» qm pa&v^ saient au-dessous: de nous^, afin de- me fuire snivre par quelques chiens. Lorsque j'eus ramené ces dcr^niers, Ruyter et moi nous retomrnamès à' l'endroit que je venais de quitta ; nous trouvâmes le lieâ étendu sans vie sur le côté de la monHagne, et nous nous hitêmes de le dépouiller pour emporter saf pean sur nos vraggons.
Dans l'appès-midi j'allai à dieval au caa^ de Si^ chely, sur le Kouloubeng; j'appris, en y arrivant, que M. Livingstene était parti cbins la matinée pour vicier une tribu qui habite à l'est du Limpopo. Mis* tress Livingstone me reçut très-bien ; elle m'offrit du thé, du pain et du beuire que je trouvai excellents) et me raconta toutes les nouvelle^ de la colonie. 1 Le U je partis k pied, accompagné de Ruyt^ ; je marchai fièrement à la recentre d'une belle antilope
Là YIS AU DÉSERT. 959
voire que je tuai aTec etnq balles. C^était im eiiperlie spécimen dé cette espèce rareetchtermante; ses corms étaient énormes; trèë-longues, rugueuses et trës^régvlières. Je Ivri cenpai h tête; el^iiprès avoir couvert la cbair de rameaux veits; nous retournâmes au canrp d'où j'envoyai dés hommes-chercber la venaison et la peau'.
Toote la matinée du ftSi^efâs oocupéà'prépaTer la tête de cetteantflope'iioiTe.
Je me uns ensuite en route^ avee deux'eavaiiièFS et me dirigeai vers le n^; En léngeant lés collines sons lesquelles nous étions campés, faperçus un gems^'bok à deux cents mettes de moi; f épaulai à Tinstant ma caralme 'à i^ pouces d'élévation et fis feu : la balle atteignit la béte à répaule.et passa de l'autre c6té des parties inférieures.
Le gems-bok plia lé dos et s'enfdit; se dérobant à. mcsregardè derrière un bloc de rodiers. A^rès avoir chai^ mes armes, j'aperçus du sang sur le sol *; je survis ces lacîKcs et feus le plaisir de trouver l'antilope étendue ne pouvant plus se relever. Cette antilope - avait lia plus' belle têfe qne j'eusse jamais vw ; ses cornes étaient très^longues , bien placées, lai^s et très-rugueuses;
Le 1 6 nous reprîmes notre chemin j et, après quatre heures de marche, nous campâmes sur les bords du Kouloubeng ; ik, des antilopes, des z^es, des buffles éprouvèrent le pouvoir de ma carabine.
Le lendemain, pendant que nous explorions nue partie très-montagneuse et très-belle du pays aa sud-est, je retrouvai les ornières de mes waggons, pendant mon voyage de 4843, à une courte distance de la gorge dans les montagnes ; c'est là que mes bœufs avaient été chassés par les lions.
En cet endroit deux ruisseaux se rencontrent. On trouve là beaucoup de gibier quand la campagne n*a pas été ravagée par les chasseurs griquas. J'aperçois les traces d'un troupeau de buffles, et, après les avoir suivies , je me trouvai en face d'un autre troupeau. Ces animaux se reposaient sous d'épais ombrages dans la même vallée; j'approchai d'eux en rampant, et, lorsque je ne fus plus qu'à trente mètres, je restai immobile pendant une heure pour choisir la plus belle tète.
Le bufIQe que je désirais tuer était étendu sur la terre ; son corps était abrité par de fortes branches couvertes d'épines. Les animaux se levèrent les uns après les autres, s'allongèrent, frottèrent leurs cornes contre les arbres, et bientôt se recouchèrent. Enfin quelque chose^les effraya. Le bufQe que je convoitais se dressa sur ses pieds et soffrit à moi dans une position favorable. Mon premier coup de fusil ne voulut pas partir, mais le second éclata à travers le fourré et la balle atteignit l'animal au cœur.
En revenant au camp je trouvai une tribu de Baquainas et parmi eux un frère de Sichely. Ces hom-
LÀ ^lE AU DÉSERT. 361
mes m'avertirent que les Boers avaient pris beau* coup d'informations à mon sujet, et qu'ils avaient déclaré leur intention de venir en force , montés sur des chevaux, pour me faire prisonnier. Les Baquainas ajoutèrent cependant que tous les chevaux des Boers étaient morts d'une épizootie.
Une attaque n'était pas improbable ; je jugeai donc prudent de m'y préparer. Je résolus, en cas d'événement, de me rendre près de M. Edwards, le missionnaire, à Bakatla. Dans la pensée d'un danger sur les bord du Manouri, je me dirigeai vers l'ouest, et je traversai le pays des Bawangketses. Ce même jour je perdis une autre jument noire qui mourut de maladie.
Cette année mes pertes de bétail avaient été considérables. J'avais déjà vu mourir quatorze chevaux et quinze autres animaux. Pendant les quatre expéditions que j'avais faites dans l'intérieur de l'Afrique, quarante-sept chevaux et soixante-dix bestiaux avaient péri. C'était une valeur d'au moins six cent livres. J'avais aussi perdu sept de mes chiens.
Nous voyageâmes pendant plusieurs jours au milieu d'une campagne où les différentes espèces de gibier étaient fort abondantes et notre chasse y fut bonne.
Le 1<^' janvier 4849 j'entrai à Bakatla, où je trouvai M. Edwards et sa famille en très-bonne santé. Il m'apprit que les Boers avaient rencontré le gouver-
968 lÀ VIB MV DÉSEftT.
neor et ks timpes en un lien appelé BbMt Plaato, sur la nv« septentrionale du fleuve Ocange, et qn'^ près un comlMiit4e trois faewesileSifiauTasas avaîMit cive oêfaits.
M. Behrards me conta (pie éspuîs-* œ temps les Boers s'étaient enfuis e» gmnd nwdne'versi Mose^ et s'élmient enibiiscpiéd^n cet«ndfbJt pour s'emparer de mes waggonsi li me cmBoilla donc de ne pas suivra mon ancneiine roule ^ et de quitta promplement iepajrs, en suiT«nt une ligne direftto à tra/vers lesmontagnes^denrièreBakalia. Jefusreontrarié 4aflB mes profels' par unie^ittaquede fièvre qoi me prit le lendetnain» el j'okvone qnei'iteés très-agité «t trèsr inquiet.
Le 3 nous paittnies dès raarore, et^ après avoir parOMrupiasieurs milles sans!th)nver<!reâ»i j'eusla tri^ conviction de n'en avoir que le leodemain, forsque nous serions près de lialopo. Lesoleibétilît brûlant; mes pauvres chtess^ientsur le poin4.de •devenir feus; lar plupait de oses bestiaitt hpitaienl, leurs sabotBiéUttent ^\mfài»l et moEinnème j'.a^aisijHK 4&rie fièvre:
k ma grande saftififectîMi la ploio me loumit de Teau pour tout le bétail.
Dans la crainte d'une attaque des Boers je donnai -des ordres poor que tons les fusils «et touteii; les carabines fessetttmis en iwn «éti^ et ckatgés^^^Oti me prépara aussi quatre bons moasqnete, ^râoe amxqis^s.
LÀ YÏE AD MSEAT. 203
•ddBS une pteine ourerte, on poavsât faire xeculer «n ^raiid nombre de Beergi
Dans rafirès-midi éd 4 5 DMS'^FiâvâffneS'ppèg de larivièpe Hart, où noos oons-airêilàfBtm'àufi quart deoûlle de la ville , aaitrement dit éii kraal de Ba/^ lapis: h^ eaiiK' étaieot trèi&-^éie?v«6», e( il élait iœpo68ii»Iie deles trainerfi«r à^ cause ides^^randes pluies qui étaient tombées dans certaines parties du dish Iriet.
Le lendemain > inaftin ^ oéda»t aux^ piières de Mûtèura^ je passai le Bart et^^^mpai sm la-rive méridi»^ «taie. Daas la journée j'obtins- p»r< échanges dix kai«oss ^et umtr^bea»'Cb»t Inen mevKbetié ; c'était' un présent du chef.
Le 1<6 je pensai qu'il "était temps^de^me remettre ^em roule. Mabura ^t^sa. swte ne m'appovtaient que 4es^^etS'de<peu de valeur; et dantils^demandaiieiit des prixitrès«*éleviés; De très-bonne heure jiordoimai à mes honmeside' compter le 4)étail.^.de' se mettre en roule. Dans4'apFèS'-i»idi noos> fr»Bchtmes six^ou sept milles qui nous rapprochèrent- du YaaK
Le jeiur suivant nous épreavàmes^beavcoupidè retard euiégard à rentêtement des jeunes bœuf» 4]ui lue voulaient pas* tirer; et cela malgré les coups de:fouet que nous leur administrions; À> la tombée de la nuit nous fîmes halte -près- de lai charmaante- rivière Vaal, qui était très-haute, par suite des> pluies abondantes tombées tout réoemnenti Lorsque je tm parvenu sur
le bord , je jugeai qu'il était prudent de ne la traverser que le lendemain ; aussi , ce jour-là , après avoir fait nos préparatifs, nous commençâmes à conduire un waggon à la fois avec vingt bœufs ; deux heures plus tard mes trois lourds véhicules étaient en sûreté sur l'autre rive. Après deux ou trois jours de marche, nous aperçûmes plusieurs Boers qui stationnaient des deux cAtés de la rivière Vet.
Le 24 notre course du matin nous amena dans le district où Thiver précédent j'avais rencontré tant de bless-boks. Les Boers campaient en face de nous. Je m'arrêtai à l'ombre de quelques arbres épineux, et nous vîmes sur notre route de nombreuses traces de lions.
Nous avions maintenant atteint le lieu où nous devions quitter la rivière Vet. Quand nous eûmes encore marché pendant un mille, nous entrâmes dans d'immenses plaines où Ton ne voyait de loin en loin que de maigres pâturages. Là résidaient , sans être in« quiétés, d'innombrables troupeaux de wild-beats, de bless-boks et de springs-boks.
Depuis fort longtemps je n'avais point vu de ces animaux. Je les contemplai donc avec un grand plaisir et un intérêt profond qu'aucune parole ne pourrait exprimer; des milliers de quadrupèdes peuplaient le paysage; on en voyait de tous côtés.
Le 28 je montai à cheval et me dirigeai vers le nord-ouest. Je donnai la chasse à un troupeau d en*
yiron deaxcents wild-beats noirs, que j'attaqaai d'après le principe des Boers , en tirant plusieurs fois, après m'être placé k une distance de trois cents mètres.
Un fort beau mâle fut le seul qui mordit la poussière. J'étais près du camp, et j'envoyai Ruyter chercher des hommes pour rapporter le gibier vers les waggons.
Dans l'après-midi nous continuâmes notre route. Il y avait très-peu d'herbe, et dès lors le danger pour les bœufs <d'attraper une horrible maladie, désignée par les Boers sous le nom de c suot sickness, > n'existait plus : les bestiaux sont sujets à cette maladie, lorsqu'ils paissent sur dès terres fréquentées par les wild-beats noirs.
Le lendemain, le terrain était très -mauvais pour les bœufs à cause des pluies ; plusieurs troupeaux de bless-boks passèrentprèsdenous. Dans l'après-midi, nous découvrîmes un nid d'autruches, de sept pieds de diamètre, qui contenait vingt-quatre œufs nouvellement pondus. Je les confiai à Ruyter, afin qu'il les défendit des chacals, des vautours et de l'autruche elle-même, qui pouvait revenir pendant notre absence et briser les œufs. Lorsque j'arrivai au camp, je dépêchai deux hommes avec des sacs de cuir pour aller chercher mon butin.
Le lendemain au matin je fis une chasse très-animée, car plusieurs fois les wild-beasts chargèrent
1M6 LA TiB XV umsEV^r.
felleneiilli TendrcMi ok je m'étaie «adié, et, pendam la joarnée, je tuai «qaatre vieux males:
Le 3 fftvrier bpmhi iie«6^arfétâ«De&'k BImhi-Vob^ teyn, où je fas très-bien reçu par les ofiicier«? do 45« et par ceux da régiment dàGap qui s'y trouvaient.
NoBS ree^mes Ià«n jenr on deur^ pnis nous noos engageâmes à travers une campagne désolée; dans laNfoelIe neus tfmivâmes des trovpeax^c de wild beasts, de Mess4lokSy de springs-boks, et un grawl nombre déstfoetettes rendus de tons o6tés dans la plaine. GeHe grsnde mortalité avavt été causée on parla'famîne, ou parune maladie galeuse , appelée par les HéUamétfis bhmt siek^, laquelle, Men souvent, détruit tous les animaux dans le» plaines fré- ^pientée^ par le gibier.
Le '47 nous- flmei» reposer les «waggens à la ferme de M. Fessey, àdeffxmil4es^fi grand fleuve Orange. M'. Foseey nousinfèma que les eaux étaient trèsélevées , et qu'il ne «royait pas que nous pussions traverser le fleuve avant plusieurs mois. Le pont de Nerval avait été bpisé quand les troupes passèrent |)OttraUer combattre lesBders à Boom^PIaats , peu de moifi:atrpararvant, et' le nouveau qu^on eonsiruisait n'était pas-encore arrivé. Je fus retenu sur les bords du fleuve pendant plusieurs semaines , et ce retard me parut beaucoup plus long que je ne l'aurais
TOttta.
LA TIE ii^tJ'llÉSfillT. 9f7
Le 6 mird j'a{)pris «qae les* Béers avaient consltuit tni radeau aurde60iiS'tl*A1temaii''B DiriiFti
Je me ' mi0 • en roote et' desoendii» ' Ii^= rrrière ^pmc eixfetmtner eeradeâra; il étaîl phis*<lânigerem qu'utile, tar il oie pisuvait supporter que de légers ivuggous, et Mux qm élaietit trop pesants dèvateut ^e lout dV bord déchargés. Au coucher du soleil je parvins^à eiMiduire un waggou' ^t doneize ixMfe -sur là rive - opposée; maïs je ne pris que six af&imaNK à la fois; Le eowrant était rapMe etprofond:
Le lendemain an matin je m'aiperçns que lefleui^ aurait' beaucoup snigttienté pendant' la- nuît et qv'il grossissait' encore, le dédbai^eai là< plus grande partie de lacargsdft» du waggon du vieux Adonis, afin de lui faire passer Teau ; mais je manquai de 4iOUt perdre kvsqaeje fus arrivé au milieu du fteuve. A ce nomeirt IHnondaftion avait teltement augmenté «que nous- pensâmes jqu'il serait dftagereux de nous aifrenlorèr davantage; nous primes ^dono la prudente Té^ohnisK' d^atlendre la déeroissBanee'4es eanx^ de IDiMige,' <fui neeofiliiiiMPpas moins'à^gnMSfr toute ia journée et la matinée sui^iante. Dans raprès-midi il «imblait''avoir atteint son Maxinuii, et,«v^eK levsoir, fl était évîdewnievt'eB' baisse.
Tout>le}our, oenoMioela élati arrivé Ja veille, le fleuve présenta un imposant' spectacle, d^énormes morceaux de bois, des troncs d'«rt)res roulaient devuntiMms sur les e»ux agitées, ofil les^conduisaîent
268 LA TiB A.n dAsbrt.
à la mer. Dans l'après-midi le fort câble qui retenait le radeau dont j'ai déjà parlé se brisa; il &e put résister k la rapidité du courant et hl emporté.
Noos le retroav&mes le U avec beaacoap de difficultés, les Boers s'en étaient emparés ; et, avec plur sieurs Béchuanas caffies, avaient essayé de traversa le fleure'
Lorsqu'ils furent ït moitié chemin , l'eaa s'éleva peu & peu sur le radeau; nne terreur panique les saisit et ils s'élancèrent dans le petit bateau attaché an radeau , qui chavira. Âa même instant la corde •qui retenait ce léger esquif s'élant rompue, ces infortunés lurent entraînés par la violence dn courant. Sur vingt- sept quatre seulement échappèrent à la mort.
Aprëscetaccidentj'envoyûmes hommes sur l'autre bord pour qu'ils se rendissent k Norval's boat , audessous d'Alleman'g Drifit*, oh j'allai les rejoindre avec mon waggoD tendu. Le jour suivant, an coucher du soleil, nous fîmes traverser heureusement les deux autres waggons, et nous campâmes encore nne fois nnr Ip. territoire britannique.
passage hit pénible; il nous fallut vider chaéhicule, le démonter et porter tout pièces pièce. :tte façon seulement nous phmes traverser. Les i et les chevaux nagèrent.
rechargea aussitôt, et, le '.8, k la tombée de la nous entrâmes k Colesberg, ob nous nous ren-
dtmes aux vieilles casernes. Nous avions été absents juste une année.
Quand mes waggons entrèrent dans la ville , la nouvelle de notre arrivée se répandit promptement. Un grand nombre de gentlemen et de jeunes et jolies femmes accoururent pour voir le vieux chasseur d'éléphants, qui avait été pleuré comme s'il eût été * mort.
Nous fûmes bientût entourés de la moitié de la population, qui ne nous quitta que lorsque la nuit força chacun à regagner ses pénates.
Mon ami, M. Orpen, qui était d'une très -bonne constitution, s'était bien remis des terribles blessures que lui avait faites le léopard sur les bords du Limpopo» mais il était encore obligé de porter ses bras en écharpe.
Pendant mon séjour k Colesberg j'eus beaucoup de plaisir à retrouver mon ami, M. Oswell, de l'honorable compagnie du service des Indes orientales. Il avait alors le projet de se mettre en route pour se rendre dans l'intérieur des terres et désirait pénétrer chez les Kabharis en suivant la direction nordouest et visiter le lac avec des bateaux.
C'était là une expédition que j'avais eu plusieurs fois l'intention d'entreprendre, mais mes ressources pécuniaires, mon désir de faire une collection d objets appartenant à l'histoire naturelle m'avaient entraîné du côté des vertes forêts de l'est, où j'étais
plus à m^me de trouver des -éléphants et de m^eisvf* cbir de leurs dépouilles.
M. Oswell ayant besein de bœufe, je lut offtîs d*en choisi? aa^Antqii^ilTOtidraitparsH lesniieiis. Il partit peu de temps après, aeconpagvé de H. Jldiray. U restai à Colesberg jusq»'«« 4£ftvrii ; pnis je me rendî^ & Cuil-VoBteyn , ferme^'apparlenafità mistress Van Blerk.
J> afirvai-après tfois^heores de^mafche.
Là, jetr^nivai iieulh^aggiHiBqne jAairakloaés ; je lés chargeai pour transporter «ajcdleiolîoiii'de'^repbées de cfaasse^aviport oà je*>deyai6<les emharqner pour l'Europe^
Quand je» rernis ii C!ole8iMrg>'j 'avais > presque rio^fentioB d'entreprandiie uM^ autre» expédition dans l'intérieur, mais un concours de circonstanees imprévues «me força à regagner maiterre natale.
Je fvs très^^hagrin. d'être obltgé^'di' prendre* ceHe dét^arinatiom; car j'arais passé cinift années • dans r-intériei» ulei rAfpk}U6' à Yasser, différentes espèces de gibier; et'cqpendant je sentais qu'il me restait beaucoup à' i£atirev
La vie sauvage v indépendaste , du chasseur n'a^ vait'rien quinedéplât, bien au conkake^, chaque jour eHeme séduisait davantage; je* ne^peux cepen^ dant pas me dissimuler que, lersque je cfanssaîs' pén niblemrent' les éléphants -, je" m'épnisaîs' et jlalféraîs nrasanlé Outre cela; le temps requis pour atteindre
LA VIB» Air D*ÉSEllT. 274
les terros éloignées où vivaient ces pachidermes était presque de six Biois-p<>«r l'aller et le retour, et je compris que mes chiens et mes chevaux' auraient perdu leurs forces avant d'arriver au terme du voyage.
Bien plus, mes nerfs étaient malades ; j'étais trèsfaible, et le brûlant soleil d'Afrique avait exercé une fâcheuse influence sur moi.
Je pensai donc qu'un voyage en Angleterre me ferait grand bien et qu'à mon retour j'aurais retrouvé l'énerg'ie nécessaire pour recommencer de nouvelles expéditions.
Une fois cette résolution prise, je quittai' la colonie, et me dirigeai vers Ëlisabeth-Port en suivant le chemin de Graff-Reinett et en traversant la chaîne de montagnes de Snewberg. Le 40 mai j'atteignis les côtes de l'Océan, que Ruyter et plusieurs autres de mes gens n'avaient jamais vu, ils [contemplèrent ce spectacle avec une surprise mêlée de crainte.
Le 49 février 4849 je retins mon passage sur TAugusta pour retourner dans la vieille Angleterre. Ma précieuse collection de trophées et mes waggons du Cap pesaient tout ensemble plus de trente tonneaux, que l'on embarqua soigneusement. Le 7 juin nous mimes à la voile, et j'emmenai avec moi mon petit Bushman.
Je regagnais donc ma patrie après un séjour de près de cinq années dans le sud de l'Afrique, où
presque toat mon temps avait été consacré à la chasse, la plas noble de toutes les occupations de rhommel
FIN DB LJL DECXIÈMB BT DBhNiiSBB SÉBIB