‹ La vie au desertChapitre 144 sur 175 · AMOURS DISJOINTES · texte numérisé non relu

AMOURS DISJOINTES

| “‘Lothario eut à peine jeté un coup d'œil sur la lettre de lrulius, qu’il palit affreusement. Cependant il parcouru raoidement les lignes fatales.

Mais, quand il fut au bout, il dut s'asseoir pour ne pas |tomber ct prit sa tôle entre ses mains.

| — Qu’arriye-t-il donc encore? s’écria Olympia.

— Vous pouvez lire, dit Lothario,

Et il lui tendit la lettre.

Olympia lut:

« Mon cher neveu ou plutôt mon cher fils,

» Tu ne veux done pas revenir? Comment peux-tu nous séparer trois mois, quand je n’en ai pas autant à vivre peut-être? Mais j'ai trouvé un moyen de forcer ton retour. Tu vas rire, Lothario, tu ne riras pas plus tristement qu moi. Je me marie. Cest, tu comprends, une manière de faire mon testament. Dépôche-toi donc, car, dans mon état, je n’ai pas le temps d'attendre, et, si tu ne to hates, tu ar- Yiveras trop tard.

» Ton retour est d'autant plus nécessaire que celle que j'épouse dans quelques jours est une personne à qui j'ai cru deviner que tu en voulais un peu, jo ne sais par quel Malen(ondu, Accours dono; car, si tu ne venais pas, je croi- Tais que tu ne pardonnes ni à moi, ni à Frédérique.

» Ton oncle, qui t'est père.

Page 1