‹ La vie au temps des libres prêcheursChapitre 15 sur 16 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

Une page d'Érasme ou de Rabelais sur les folies des docteurs, des princes et des hauts dignitaires, sacrés ou profanes, en dit souvent plus pour la moralisation du monde; elle s'incruste davantage dans la mémoire des hommes que tout ce que les mystiques ont écrit dans leurs Sommes in-folio, que tout ce qu'ont déclamé en chaire les orateurs de l'école exclusivement solennelle. Cette forme est d'ailleurs la plus famiUère à notre race ; c'est la façon vraiment française de combattre les préjugés, les erreurs et les abus. C'est elle qui a fini, avec Voltaire, par triompher du Moyen Age ; qui a réussi à faire de la France le pays le plus égalitaire, le plus affamé de liberté et de progrès, à l'époque où nous vivons.

Antony Méray.

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