CHAPITRE I
BreciograrniE : Cf. Schürer, GJV., 1, p. 19 ets; RE 53, Jesus, $$ 14-6; Bauer, Leben Jes., p. 129, n. 1 et Krüger, HKG, 1, p. 34ets. — Articles Chronology of NT, ap. Hastings, Dict. ofthe Bible; Chronology (von Soden) ap. EB, $ 40-63; Brassac, Manuel, I, p. 224 ets. ; Mommert, Zur Chronologie des Lebens Jesu. Leipzig, 1909; Schweitzer, Von Reimarus?, P. 610 et s., sur les plus récentes études.
* Notes. — 1, On a quelquefois soutenu que, selon Le, la
conception de Jésus ne coïncide pas nécessairement avec VAnnonciation (Cf. Selwyn, Oracles, p. 152); en tout cas le récit ne suppose pas qu’il puisse ÿ avoir un intervalle considérable entre les deux événements, puisque « dans ces jours-là, » — Ce qui veut dire « alors » = Marie s’en va «en hâte » (per stovdñs) Vers Elisabeth (1, 39) et qu’elle est déjà enceinte, car sa cousine la salue en lui disant (4, 42): « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni ».
2. Cf. Brassac, Manuel, I, p. 224 et s.; Schürer, GJV, L p. #15, n, 167. — W. Otto, Herodes. Stuttgart, 1913, p. 149, se prononce pour la fin de mars ou le début d'avril de — 4; Mommert, Zur chron., p. 191, tient pour 754 de Rome, soit — 3. Ladislas Barbara, Introductio historica critica in sacros Novi Testamenti libros. Vienne, 1910, p. 17, nous offre un bonexemple de l’entêtement des traditionnalistes. H ya, dit-il, deux points fixes : Jésus est né soùs Hérode et Quirinius faisait alors ie recensement de la Judée ; il est donc probable que recensement et naissance se placent en 752 de Rome, soit — 2 et que la mort d'Hérode est de 753, soit — 11
3. H. Voigt, Die Gesch.Jesu und die Astrologie. Leipzig, 19115 ° Kepler, De J. Christi Salvatoris nostri vero anno natalitio, 1606. — Les partisans de la conjonction etceuxde la comète ne sont pas du tout d'accord. Cf. F. Westberg, Die biblische Chronologie nach Flav. Josephus und das Todesjahr Jestu. Leipzig, 4910, qui tient pour la comète et place la nativité en — 12. Du reste ceux qui s'intéressent à la conjonction né s'accordent pas non plus entre eux ; les uns tiennent pour — 6 et les autres pour" 7, ces deux années présentant des phénomènes astrologiques intéressants. C£, Schweitzer, Von Reimarus ?, p. 611 ets.
4. Si l'on veut se rendre compte du peu de solidité de cè concordisme,on n’a qu’à lire l’article de Rev. C. E. Rolt, Star of the wise men, Aap- Murray's, Iust. Bible Diction., p. 847 ets. Cf. Schweitzer, Von Reimurus ?, p. 612.
5. Bibliogr. dans Schürer, GJV, I, p. 508 et s. ; l'étude qui suit (p. 540-B43) me paraît décisive. — Cf. EB. Quirinius ; Holtzmann, HDC., I, p. 345; Loisy, Syn., 1, p. 343ets. Du point de vue catholique, discussion dans Brassac, Manuel, 1, p. 284 ets.; cf. Lagrange, Où en est la question? - Du point de vue conservateur : Ramsay, Was Christ
born at Bethlehem ?? Londres, 1905, et Zahn, Die syrische Statthalterschaft und die Schatzung des Quirinius, ap. Neue kirchliche Zeitung, 1893, p. 633 et s., et Eïnleitung, LI, p. 395 et s., M5 ets.
6. On s’est même demandé (Selwyn, Oracles, p. 141) si pwtn ne serait pas une correction ; le bien fondé de cette hypothèse n’est malheusement pas démontrable.
7. Les mots de Le, 2, 4 : « Gdyux rapx Kaloapos Aÿyossrou &TOypdpeolar räcay thv oixouuéynv — l'ordre de César Auguste de recenser toute la terre habitée », ne peuvent s’entendre que d’un recensement total de l’Empire, de lorbis romanus.
8. Bouché-Leclercq, Manuel des institutions romaines, Paris, 1886, p. 237; fondé sur Dion Cass., 53, 30, Tacs Ann., 4, 41, Suét., Aug., 28, 102; etc. — Brassac, Manuel, 1 p. 284 et s.,se montre beaucoup moins affirmatif (ils’appuie principalement sur Marucchi, Cyrinus, ap. Dict. de la Bible de Vigouroux), et Lagrange, Où en est la question ? fait aussi quelques réserves prudentes. — L'étude, déjà ancienne, de Huschke, Ueber den Census und die Steuerverfassung der früheren rümischen Kaiserzeit, 1847, reste arsenal des partisans intransigeants de la véracité de Le ; ils y ajoutent les arguments de Ramsay, fondés particulièrement sur des papyrus d'Egypte et des inseriptions.
9. Suet., Aug., 28 et 102; Tac., Ann., 1,41; D, Cass., 53, 30; 56, 33.
10. Huschke, op. cit., p. 11et s. ; contra : Schürer, 1, pH19et 5... — Lagrange, op. cit., p. 67, pour établir que Dion, 54, 35, 1, ne s'applique pas qu’à la fortune privée d’Auguste, en rapproche la suite immédiate : « xa ThY BouAñv xateké£ato », c’est-à-dire : « Et il fit la « lectio » (l’épuration) du sénat », d’un autre passage du même Dion, 53, 17, 7, qui place justement ce privilège impérial à côté du droit de faire le cens (toi aroypapds rotouvre). Entendons tout simplement que l'Empereur a hérité la double fonction du censeur républicain et qu'il ne peut s’agir, d’après Dion, que du droit de recenser les citoyens romains.
11. Mommsen, Res gesiæ divi Augusti ex monumentis Ancyrano et Apolloniensi… Berlin, 1883; Schürer, I, p. 410 et 520; contre Huschke, op. cit., p. 45-53.