‹ La vie cachée de JésusChapitre 50 sur 59 · Lagrange, Me, p. 75; Loisy, Syn., I, p · texte numérisé non relu

Lagrange, Me, p. 75; Loisy, Syn., I, p

12. Le texte reste obscur; il. n’est pas sûr que à adchvor ts untp0s abroÿ — la sœur desa mère, soit à identifier avec Marie de Clopas et plusieurs commentateurs comptent ici quatre femmes et non pas trois. On a inversement proposé de n’en compter que deux, en traduisant «...Sa mère et la sœur de sa mère (c’est-à-dire), Marie de Clopas et Marie la Magdaléenne » (Holtzmann, HDC, IV, p. 294 : cf. Loisy, IVe Evang., p. 871). Si on distingue « la sœur de sa mère » de Marie de Clopas, il est clair que cette dernière n’est pas la sœur de la Vierge, et ses enfants ne nous intéressent plus. Notons que les Synoptiques disent (Mc, 15, 40) : « .…et Marie la Magdaléenne, et Marie la mère de Jacques le Mineur et de José et Salomé. » Il s’agit donc de trois femmes, et si l’une des trois était la Vierge, il faudrait l'identifier à « Marie la mère de Jacques le Mineur et de José » ! Mais, à vrai dire, il est vain d'invoquer le témoignage des Syn. contre Jn, car comme ils ne s'accordent avec lui que sur le seul nom de Marie la Magdaléenne, il y à lieu de croire qu’eux et lui ont écrit en utilisant des traditions différentes (dont une, au moins, n’est pas exacte). Autre difficulté : il ne serait pas absurde de traduire Maplx ñ to5 Kiwr& de Jn, 19, 25, par Marie FILLE de Clopas. Enfin il n’est pas prouvé que Marie de Clopas soit la même que Marie la mère de Jacques et de José.

13. Divers personnages, sans compter Paul, portent dans la première Eglise ce titre d’Apôtre ; par exemple Barnabé (Act., 14, 4-14Y, Andronicus el Junius (Rom., 16, 7). Silvanus (1 Thess., 2, 7). On objecte qu’il s’agit là d’hommes qui ont vraiment exercé l’apostolat tandis que Jacques est resté à Jérusalem ; ce n’est pas très décisif, car il a pu faire œuvre d’apôtre dans la ville.

14. Le passage des Actes énumère ceux qui entrent dans le cénacle : Pierre et Jean, Jacques (le Majeur et André, Philippe et Thomas, Bartholomé et Mathieu, Jacques d’Alphée, Simon le Zélote et Juda de Jacques, et il ajoute : « Eux

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tous persévéraient d'un même sentiment dans la prière avec les femmes et Marie, la mère de Jésus ET AVEC SES FRÈRES. » — En I Cor., 9, 5 Paul demande s’il ne pourrait pas lui aussi emmener une femme avec lui « comme les autres Apôtreset les frères du Seigneur et Céphas ».

15. Deissmann, Bibel-Studien. Marbourg, 1895, p. 142; Lagrange, Me, p. 79.

16. Brassac, Manuel, I, p. 279 : cf. Schmiedel, Clopas, Sat 47. Schmiedel, loc. cit., rappelle divers exemples de ces doubles noms: Act., [, 23; 13, 1; 43,9; Col., 4, 11.

48: Il nous est très difficile d'interpréter sûrement une expression comme Maplx 7 155 Kluwr&. Si elle veut dire « Marie (femme) de Clopas », pourquoi ne pas traduire Mapid ñ ’Iaxwôov, de Mc, 16, 1, par Marie (femme) de Jacques? Parce que Me, 15, 46 dit que cette Marie est Mère de Jacques? L’argument n’est pas inexpugnable. Songeons encore que ?loÿôx ‘Ixxw6ou, de Le, 6, 16, est interprété, d’après le prologue de l’Epiître de Jude, par « Juda (frère) de Jacques » et non pas « fils de Jacques. » Le sens de ce génitif d’origine est donc assez variable pour n'être pas sûr dans les cas particuliers qui nous intéressent : Marie peut être fille de Clopas : Schmiedel, Clopas, $ 5, juge que c’est vraisemblable.

49: Tert., Adv. Marc., 4, 19 ; De carne Christi, 1; De monogamia, 8; De virgin. velandis, 6.

20. La traduction est du P. Durand ap. Rev. biblique, 1908, p. 41, n.2 (cité par Lagrange, Mc., p. 85). Voici le texte grec : xatpeta T0 paprupñoat ’IdéxwfBou roy Glxœuov, ds xat 6 xbpuoc, nit® aûté Adyw, réiv Ô Ex elou adroo Eupewv 6 toù Kawr& Zablotatar éxloxoroc, 8v reoëevto rdvres, Ovra àvediov toÿ xuplou' dEUTEpOY.

24. En dehors de HE., 3, 32, 1, voyez encore : HE, 3, 11 et 3, 32, 6 : « Simeon.…. fils de Clopas, l’oncle du Seigneur. »

22. Eus., HE, 2, 23, 1 ; 2, 23, 4 (d’après Hégésippe). Cf ; Jos., Ant., 20, 9, 1, passage interpolé, mais peu importe ici pour la valeur du témoignage.

23. HE., 3, 20, 1 : ’lobôx toù xata oûpxa ÀeyopËvou autod àdeXpoü. Ce Xcyouévos représente probablement une réfé-

rence à l'Evangile. Cf. Schmiedel, Clopas, col. 852.

24. Renan s’y était rallié : St. Paul, p. 285. Cf. l’article cité de Harris.

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