‹ La Vie Chère et L'InflationnismeChapitre 24 sur 48 · MERDE RE · texte numérisé non relu

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doublement apprécier les douceurs de l'existence.

Quant aux démobilisés, aux survivants de l’effroyable lutte, il est tout naturel qu'après cinq années de tortures, de privationset d’angoisses, ils éprouvent un impérieux besoin de détente et de plaisir; ils veulent maintenant jouir de cette vie dont ils avaient fait si souvent « là-bas » le sacrifice.

Si, selon l'expression d’Anatole France, (dans la Mort des Dieux), ils sont «las du sublime », ils en ont certes ! bien le droit! et l’exagération, toujours regrettable assurément, n'est pourtant pas chez eux absolument sans excuses.

Les Théatres. Les distractions sont donc plus que jamais nécessaires à [a masse. Panem et circenses! Mais les spectacles qui ont remplacé les.« jeux de cirque » des anciens ne sont que bien rarement gratuits. Le cinématographe, qui a si profondément modifié les habitudes du public, grève actuellement dans de notables proportions le budget de bien des ménages. C'est qu’à l'heure actuelle il en coûte de r fr. 50 à Gfr. pour suivre, sur l'écran, les aventures de « Charlot», ce héros populaire !

Le prix des places dans les théâtres et les casinos a pour le moins triplé depuis la guerre.

Le Café. — Les mêmes raisons qui font actuellement rechercher les spectacles de tout genre expliquent l'augméntation de la clientèle des bars et des cafés ; et pourtant le tarif des «consommations » s'est élevé depuis la guerre au point que le public. aurait dû, semble-t-il, déserter les « comptoirs et les tables de marbre ».

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