‹ La Vie Chère et L'InflationnismeChapitre 43 sur 48 · PATENT IP · texte numérisé non relu

PATENT IP

As CE > NE Shi

SP EAN NÉ

ciaire (1), signalait les dangers d'une trop rapide déflation.

Sans doute, les transitions sont toujours nécessaires ; alors même que l'opération pourrait être exécutée, ce serait folie de vouloir ramener du jour au lendemain notre stock monétaire à son volume d'avant guerre.

S'il était permis d'employer une comparaison dépourvue de noblesse, mais non peut-être d'exactitude, nous rappellerions qu’on ne saurait priver brusquement un alcoolique de son poison favori, sans l’exposer à de nouveaux troubles qui compromettraient gravement la guérison cherchée.

Mais nous n'avons malheureusement pas à redouter maintenant les inconvénients d'une trop rapide déflation. Qu'on se mette d’abord à l'œuvre, qu'on commence à réduire les proportions extravagantes de cette funeste inflation, et il sera toujours temps de modérer, s’il en est besoin, le zèle des ministres des finances qui consacreront leurs efforts à cette louable et urgente besogne.

L'Histoire rapporte que le 19 février 1796, la « Planche à assignats » fut solennellement brisée sur la place Vendôme. Nous ne demandons pas que l’on

(1) On peut relever l'affirmation suivante dans les conclusions des travaux de la conférence : « Partout où l’augmentation de la circulation a été obtenue au moyen d’une nouvelle inflation, on a assisté à une hausse constante des prix et des salaires, entraînant sans cesse un accroissement de l'inflation, d’où déséquilibre dans toutes les affaires, augmentation progressive du coût de la vie, dislocation du marché des changes et malaise inévitable dans le monde du travail».

détruise « la presse à billets », (le papier-monnaie, émis en quantité raisonnable peut rendre et a d’ailleurs rendu à tous les peuples civilisés les plus précieux services); mais nous serions heureux que se réalisât sans trop tarder le vœu de M. François- Marsal et « que les premiers billets de banque, «-représentant les premiers milliards remboursés à « la Banque de France fussent bientôt amenés place « de la Concorde et brülés publiquement devant la « foule amassée!...» (1).

(1) Déclaration faite à des journalistes en. octobre 1920, par M. François Marsar, Ministre des Finances.

Vu :

Lyon, le 1° mars 1921,

Le Président du Jury de la Thèse, Signé : René Goxnarp.

Vu :

Lyon, le 18 mars 1921,

Le Doyen de la Faculte, Signé : L. Josserann.

Permis d'imprimer, Lyon, le 18 mars 1921.

Le Recteur de l'Académie.

Pour le Recteur et par délégation :

Le Vice-Président du Conseil de l'Université, Signé : L. Josseraxp.

Page 1