‹ La vie chrétienneChapitre 35 sur 57 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

i. Ce qu'est la vie. — Ses différentes espèces. — Importance suprême de la question de la vie 1

La vie est le principe intérieur et spontané du mouvement et de ['activité. — Dieu est !,i source de toute vie. Il a communiqué à l'homme la vie à différents degrés ou différentes vies, — la vie végétative, la vie animale, la vie rationnelle ou raisonnable, la vie surnaturelle ou divine. — Cette dernière, infiniment supérieure, est la vie chrétienne.

La question de la vie est la question suprême ; elle est pour l'homme la question de ses devoirs et de ses destinées, de la vie future ou du néant : — c'est la question fondamentale de toutes les religions, et tout spécialement <lo la religion chrétienne. Elle intéresse au suprême degré les âmes, les familles, les peuples et les sociétés.

Elle est la vie divine de Notre Seigneur Jésus-Christ communiquée à l'homme. Le titre de chrétien l'indique. — Elle est la vie dirigée vers .lésus-Christ comme fin suprême et récompense éternelle. — Elle

est la vie par Jésus-Christ : il illumine l'intelligence par sa doctrine, transforme la volonté et le cœur par son amour, et par l'imitation de l'idéal divin, imitation qui doit pénétrer la vie, l'âme, et se manifester dans le corps lui-même. Cette transformation est due à l'efficacité et aux mérites de l'Incarnation et de la Rédemption, et, parconséquent, à Notre Seigneur Jésus-Christ.

La vie chrétienne est la vie en Jésus-Christ par une union qui va presque à l'identité. — Gloire de cette union, principe d'union entre les chrétiens.

C'est la conclusion de tout ce qui vient d'être exposé. — Mais cette grande et dernière affirmation doit être démontrée par des preuves qui atteignent non seulement les chrétiens, mais ceux qui ne partagent pas notre foi.

La vie qui n'est pas chrétienne est sans but. — Le doute ne peut diriger la vie — L'incrédulité absolue ou la philosophie matérialiste, quelles que soient ses formes et ses nuances, en est évidemment incapable. — La philosophie spiritualiste ne peut suffire à cette grande tache. — Aveux des philosophes. — De plus, elle n'est pas populaire, et elle nie l'efficacité de la prière, elle prétend que Dieu est indifférent aux actes et aux suppli cations de l'homme.

La vie qui n'est pas chrétienne est une perpétuelle et coupable contradiction en ceux qui croient et ne pratiquent pas ; en ceux qui prétendent partager leur vie entre l'obéissance et la révolte, entre Dieu et le monde : en ceux qui combattent la .religion qu'ils respectent et qu'ils admirent en secret.

La vie qui n'est pas chrétienne est stérile et sans mérites. — Elle manque de la puissance nécessaire à tout progrès dans le bien et la vertu. Démonstration: appel à l'expérience. — Ce que réalisent les œuvres catholiques. La vie chrétienne seule produit les institutions et les œuvres admirables de la charité et l'élévation morale des peuples. — Deux pages de M. ïaine. — La question sociale actuelle.

La vie chrétienne est nécessaire à la sécurité et à la paix des âmes ; aveux de plusieurs incrédules. — Elle est nécessaire à la sécurité et à la paix des familles et des peuples.

LA VIE CHRÉTIENNE EST SURNATURELLE, o'EST-A-DIRE DIVINE.

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