‹ La vie chrétienneChapitre 51 sur 57 · II. La vision béatifique · texte numérisé non relu

II. La vision béatifique

Nous voulons voir et savoir : nous voulons la lumière, la vérité. Et que savons nous ? que sait la foule immense ? que savent les plus hautes intelligences qui se consacrent aux travaux et aux conquêtes de la science '? — La lumière de la foi elle-même ne nous satisfait pas. — Au ciel, la vision sera le principe de notre béatitude et de la vie éternelle.

Mais que verrons-nous ?

Ce que nous connaîtrons de Dieu, de ses perfections, de ses mystères et de ses œuvres, de ses desseins. Nous verrons Dieu tout entier, quoique nous ne le verrons pas totalement. — Nous verrons les Anges, les Saints, la Vierge Mère de Dieu. Quel spectacle ravissant ! — Nous verrons les supplices des damnés. — Nous verrons ceux qui sont sur la terre, leurs actions, leurs peines, leurs désirs. Quelle consolation dans les séparations déchirantes de la mort ! — Nous retrouverons ceux que nous avons perdus; nous lirons jusqu'au fond de leurs Ames ; nous verrons tous les desseins de Dieu sur les peuples, toute la création matérielle, les astres et les mondes.

Cette science immense jaillit de la pensée et de la sagesse de Dieu. — Elle comprend même les événements qui dépendent de la libre volonté des hommes. — Elle n'est pas infinie, mais elle est parfaite ; elle n'est pas successive ; elle n'a aucune des imperfections de la science humaine qui disparaîtra ainsi que la foi dans les clartés célestes.

La lumière de cette vision est la lumière de la gloire. — Sa nécessité, sa définition, ses caractères et ses effets.

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