‹ La vie ChrétienneChapitre 16 sur 21 · PAR LE PÈRE DE RATISBONNE · texte numérisé non relu

PAR LE PÈRE DE RATISBONNE

Euviron 5 beaux volumes lin-4<', à, 9 fr. le volume.

Nous publions une traduction des OEiivres de saint Bernard. Cette traduction, pntièremenl nouvellf, a été faite avec le plus grand soin sur les meilleures éditions. Les travaux dus à l'érudition du cardinal Dom Pitra, de 3f. Guignard et à la science allemande, ont été mis à profit. Chaque œuvre est précédée d'une courte introduction qui en présente l'analyse sommaire, ei qui rappelle en même temps les circonstances dans lesquelles elle a été écrite, etc.

El) tête de l'ouvrage, nous donnons la nouvelle édition de la Vie de saint Bernard, par le R. I'. Ratisbonne. Cette histoire, après trente ans de méditations el d'études, a été refaite par son auteur sur des documents nouveaux; elle va paraître en une édition nouvelle, publiée chez M">e Poussielfîue. C'est cette édition que nous avons acquis le droit de reproduire en tête des OEuvrcs.

Nous n'avons donc rien négligé pour que cette publication fût le moins indigne possible du Saint dont elle comprend les œuvres.

Notre publication comprendra environ 5 volumes In-ft», au prix de 8 francs le volume. Le premier va paraître; les autres le suivront de trois mois en troi* mois.

Tous nos éloges ne sauraient rien ajouter à la gloire de saint Bernard : pour faire voir seulement à quel point cC8 Œuvres répondent aux besoins du temps présent, nous joignons un extrait de la préface du traducteur, M. Uavelet :

f Entre tous les Pères, saint Bernard est celui qui semble le mieux convenir à notre tetnps et à notre pays. Génie éminemment français, il a l'ardeur, la clarté, la hardiesse, le bon sens, l'enjouement et l'esprit de la race dont sa sainteté lui a fait perdre les défauts.

» 11 a été peut-être le plus grand orateur de l'Église. Quelle devait être, en effet, l'éloquence terrible de cet homme qui dépeuplait les villes pour peupler les cloîtres, et à l'approche duquel les mères cachaient leurs fils, les sœurs leurs frèies, les femmes leurs maris, pour les empêcher de le suivre; de cet homme qui, recevant l'ordre de prêcher la croisade, dévore lout du feu de sa parole, rois, nobles, bourgeois, paysans, et jette l'Europe tout entière sur l'Orient; de cet homme enfin qui, cité par Abélard au Concile, s'y présente sans préparation, tandis qu'à sa vue son ennemi s'enfuit épouvanté, n'osant pas même aborder le combat !

» Cet orateur iirésistibîe est en même temps le mentor des rois, l'arbitre des papes, le juge des différends qui s'élèvent entre les évêques et dans les monastères, le conseil de toute l'Église. Toutes les diflicnités de l'Europe viennent aboutir et se résoudre dans son huinble cellule.

» Comme théologien, il semble avoir à la fois la hauteur du vol el la pureté de la colombe : nous ne parlons pas seulement de ses sermons, di; ses traités, mais suitoul (le cette exi)licalion du Cantique des Cantiques, un des plus précieux joyaux (les Icitr. s chrélunnes. 11 saisit s;ins crainte cette p'-rle délic-ile de lEcriniie, il la nioulrt! :iux regairis surpris; la lumière (lu'elle rcnft'rme s'en échappe ( l i.miule les auditeurs, et les pensées basses s'enfuient hontriises d'être surprises au milieu de ces splendeurs.

)' Enfin ce grand orateur, ce politique consommé, ce profond théologien, ce fondateur d'oidres, ce moine austère, est une âme simple, humble, tendre, enjouée: .'es loitres intimes sont des chefs-d'œuvre de grâce, de bonté, de délicatesse; on y tiouve même le liait, l'antithèse, l'iirage inattendue et vive, et jusqu'à l'effet heuri ux <ie certaines coiisonnances; en un mot, ce qui compose l'esprit dans le sens le plus moderne du mot. »

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