Saint Jean, xiii, 3i
révélé en lui-même, avec toute sa beauté comme avec son plus brillant éclat, dans la crèche, sur la croix et dans le saint tabernacle ; et de là, cet amour a ensuite rayonné sur nous tous en qui l'esprit de Jésus-Christ est imprimé. C'est un amour à cause du Christ : car le véritable amour pour notre divin Sauveur est un amour d'amilié, et comme tel, ce n'est pas seulement lui qu'il aime, mais aussi tous ceux qui lui sont chers. Enfin, c'est un amour du prochain pour le Christ. Il a dans le Christ son principe comme sa fin. Avec l'œil de la foi, cet amour voit dans le prochain, le Christ lui-même : c'est au Christ qu'il fait du bien, qu'il prête secours, c'est lui qu'il nourrit et soulage, dans la personne du prochain d'après ses propres paroles : a En vérité, je vous le dis, ce que vous avez fait pour l'un des moindres de mes frères que vous voyez, vous l'avez fait pour moi *. »
Donc, l'amour du prochain, vraiment chrétien, n'est qu'une extension de l'amour même de Jésus-Christ, il s'étend à tous, amis et ennemis, il n'exclut que ceux que le Christ lui-même a exclus, c'est-à-dire les reprouvés et autres habitants de l'enfer.
On voit par là même quelle différence il y a entre cet amour chrétien du prochain qui, né de Dieu, aime le prochain à cause de Dieu et pour Dieu, et ce que le