‹ La vie d'un héros; Agrippa d'AubignéChapitre 41 sur 50 · Œuvres · texte numérisé non relu

Œuvres

Aussi ne soriimosnous pas surpris que, lois (iu dernier voyage d' Agrippa à Paris, au debiil de IGIO, Henri IV lui ait brusquement « tourné l'échiné », et qu'il ait dit à Sully « qu'il fallait mettre ce brouillon dans la Bastille, et qu'on trouverait assez de quoi lui faire son procès ». Des o'*dres furent donnés, s'il faut en croire d'Aubigné, pour (juune chambre fût prête à recevoir le prisonnier. Averti par Mme de Châtillon, d'Aubigné para le coup par une démarche de la [)lus subtile audace. Après une prière à Dieu, il pénètre de bon matin chez le roi, « lui fait un petit discours de ses services, et lui demande une pension, ce qu'il n'avait jamais fait. Le Roy, bien aise de voir en cette âme quelque chose de mercenaire, l'embrasse et la lui accorde' ». Pour une fois. d'Aubigné avait joué son maître. Celui-ci crut sans doute à une révolution chez son intraitable écuyer, « ce Fabius, ce Caton 0, comme il l'appelait dans ses jours de colère. Et, tout à coup, la vieille affection reprenant le dessus, <( il délibéra de l'envoyer en

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