Own Times, p
Il pensait maintenant que la guerre était favorable à la Révolution et que si c*était la Révolution qu'on voulait combattre, et non la France, on avait intérêt à la paix. Aussi critiqua t-il amèrement les réponses faites par lord Grenville aux lettres de Talleyrand et de Bonaparte ea janvier 1800, déclarant la note « digne des ministres, mais non de leur pays ». Il allait jusqu'à admettre que la restauration idu commerce en France était un bienfait et un stimulant pour le commerce de l'Angleterre, il commençait à croire que la restauration de Tancienne moaarchie en France n'était ni possible ni désirable ' .
Sa position était donc assez défendable. 11 ne se ralliait pas à la France, mais à la paix, avec toute l'Angleterre, excédée de la guerre, qui accueillit la paix d'Amiens avec transport, et Napoléon, pendant quelque temps, comme un héros. Il n'est pas absolument certain que l'article paru dans le Morning Post, (( Bonaparte dans sa relation avec la France », soit de Coleridge, il reflète bien en tout cas Tétat de l'opinion à cette époque.
Il montre d'abord comment Napoléon n'est pas un accident dans l'histoire, comment son usurpation était préparée par Tétat de l'opinion et surtojut par le désir de voir légitimer la révolution sociale partielle, c'est-à-dire le transfert de propriété, qui avait été un des résultats de la révolution politique. D'autre part, en laissant faire Bonaparte, « la majorité de la nation a mis sur le trône un homme aux talents variés, d'un génie dominateur, aux exploits splendides, dont les pacifiques sectateurs de l'ancienne religion peuvent espérer la tolérance, enfin un homme dont le bonheur ininterrompu a fait pour la multitude un objet de