Cf. H. D. Traill, Coleridge, p
témoignage de la merveilleuse facilité de Coleridge, avant Topium et le désespoir, du côté talent dans son génie. Ils donnent aussi une heureuse idée de son activité, puisqu'on peut lui en attribuer plus de quarante, de décembre 1799 à avril 1800, sur les sujets les plus variés, comptes rendus des séances du Parlement, nouvelles politiques et diplomatiques, portraits d'hommes d'État. Tout en commençant à gémir sur sa santé compromise par le travail, il était enchanté de sa propre activité, et écrivait modestement à Southey, qui collaborait au même journal : « Tout ce qui vaut quelque chose dans le journal, et n'est pas de vous, est de moi ^ »
Le journalisme, à cette époque, n'avait rien de fiévreux, et les articles que l'on demandait à Coleridge tenaient beaucoup plus de l'essai littéraire composé à loisir. On recevait une fois par jour, tout au plus, les nouvelles de l'étranger.
Le tirage du Morning Post était, en 1795, de 350 exemplaires. Il devait passer à 3000 en 1802, se mettant ainsi au premier rang des journaux anglais, y compris le Times * !
Coleridge était payé généreusement par le directeur Daniel Stuart, qui l'estimait à sa valeur et qui devait lui rester fidèle toute sa vie. Coleridge a même écrit que Stuart lui avait proposé de devenir propriétaire par moitié de ses deux journaux, le Morning Post et le Courier^ s'il voulait s'y consacrer entièrement avec lui, mais il paraît avoir pris un de ses rêves pour la réalilé ^ Sans avoir fait la fortune du journal à lui