‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 119 sur 194 · CampbeU, Introd., u-lu · texte numérisé non relu

CampbeU, Introd., u-lu

210 s. T. COLERIDGE.

seul, comme il le crut un moment, il est certain qu'il fut un collaborateur assidu et apprécié et que Stuart ne demandait pas mieux que de se rattacher.

Pourquoi alors, lui si anxieux toujours de se faire une position fixe, répondit il à Stuart, « qu'il ne renoncerait pas à la campagne, et à lire paresseusement les vieux in-folios, pour deux mille fois deux mille livres (sterling) par an et qu'en un mot avoir plus de deux cent cinquante livres par an lu| paraissait être un véritable malheur? » Pourquoi, sinon parce que, pour un rêveur comme lui, une vie Tobligeant à discipliner sa pensée pour un objet défini, sur des tâches qui devaient être accomplies dans un temps déterminé, c'était un supplice, comme tout travail régulier. En février 1800, il abandonne à peu près le journal pour la traduction de Wallenstein, qui le rebute et qu'il fait à contre cœur, car a ce n'est pas de la poésie, c'est-à-dire de la poésie originale )).

On voit qu'à cette époque, après le séjour en Allemagne qui passe pouc avoir tué chez lui la faculté poétique, il ne pouvait se passer de poésie, pas plus que de rêves, et d'amis autour de lui.

A Londres il avait retrouvé Lamb avec lequel il paraît s'être réconcilié presque sans explications, car celui-ci écrit : « Je vis dans une fête continuelle, Goleridge est avec moi depuis près de trois semaines et plus je le vois dans le déshabillé de tous les jours plus je trouve de raisons de l'aimer et de le considérer comme un très honnête homme, et toutes ces folles imaginations s'envolent comme les rêves du matin. Il est occupé à des traductions qui le retiendront encore ici un mois, j'espère K »

Il n'arrivait pas à les satisfaire tous. Poole était à

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