‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 166 sur 194 · Essaya on his own Timss, t. III, p. 684 et suiv · texte numérisé non relu

Essaya on his own Timss, t. III, p. 684 et suiv

mal, (( la rage de Tinnovation, le mépris et la haine de tout ce qui a été établi anciennement ».

Il n'y a pas jusqu'à la Société biblique britannique et étrangère qui n'excite ses soupçons I

L*esprit jacobin est partout dans Tair et ce n'est pas rinstant de parler au peuple de ses droits. Toutes les sociétés sont nuisibles, « non seulement les associations à but politique avoué, mais toutes les associations d'individus faites sous serment * ».

Mais, pour arriver à la question irlandaise, Goleridge rappelle que si l'action politique s'y exerce par deux sociétés rivales, si ces deux sociétés sont illégales et méritent le blâme prononcé par le juge Fletcher, auquel Goleridge adressait ses lettres, il en est une infiniment plus coupable que l'autre, c'est celle des Irlandais Unis, dont on se rappelle les exploits en 1791-92. Or ces excès ont été provoqués par les prétendus torts faits aux catholiques romains « qui étaient admis à tous les droits politiques dont ils ne s'excluaient .pas eux-mêmes par le refus du Test act ». Ainsi les catholiques n'étaient pas persécutés, puisqu'il suffisait de renier le catholicisme pour n'être pas persécuté. La ligue protestante ne persécutait pas le catholicisme comme religion, ne prétendait la restreindre en rien excepté « en ce que les dogmes, l'influence et les rapports avec l'étranger de leur hiérarchie, l'état d'incivilisation et de bigoterie bien connu et les préjugés invétérés des paysans catholiques rendait nécessaire pour la sûreté publique ».

Plus loin, nous voyons que le sentiment patriotique irlandais n'est qu'une « transformation illusoire et pernicieuse de l'attachement local et de l'esprit de clan ». La conclusion c'est qu'il ne faut pas parler

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