‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 178 sur 194 · Allsop (juin 1822), p. 197; Cf. Work Withotd Hope · texte numérisé non relu

Allsop (juin 1822), p. 197; Cf. Work Withotd Hope

ment beau, autant qu'une physionomie aussi originale et intellectuelle peut être belle )). A quinze ans, ses maîtres et son frère l'admiraient comme un génie précoce et on disait à Coleridge que ses deux fils, l'un avec son intelligence subtile et l'autre avec sa tendresse de cœur, composaient ensemble un portrait accompli de lui-même. Et c'est ce bien-aimé Hartley qui fut renvoyé d'Oxford en 4820 pour ivrognerie habituelle! Malgré l'intervention de Coleridge, on ne put faire revenir les autorités sur leur décision et elle ne fut que trop justifiée dans la suite. C'était précisément ce qui pouvait bksser le plus profondément Coleridge, que de voir son fils atteint de la même infirmité de la volonté que lui même. Naturellement il ne se doutait de rien, à peine avait-il désiré un peu plus de régularité dans la vie de son fils. Ce fut comme « un coup de tonnerre dans un ciel serein », écrivit-il, mais tout de suite il ne se fit pas d'illusion '. (( ^'était, dit-il, le défaut de sa nature, et il a été encouragé par mon indulgence coupable ou du moins par ma négligence^. » Ce qu'il y eut de plus lamentable c'est que la douleur paraît avoir fait retomber Coleridge sous la domination de l'opium. Toutes les misères de ses moments les plus noirs reparurent quelque temps dans ses lettres à AUsop. Ce sont des souffrances comme celles-là, qui l'amenèrent à une religion qu'il se fit lui-même, et où il cherchait avant tout la consolation et le pardon. Il né faut pas chercher d'autre raison à sa foi que ses souffrances, qui finirent par avoir raison de toutes les objections de son intelligence. Dans la mesure où elle existe, sa philosophie est sentimentale, c'est une religion ^.

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