‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 180 sur 194 · LetterSf à Green, p. 682. En 1825, il lient à affirmer sa · texte numérisé non relu

LetterSf à Green, p. 682. En 1825, il lient à affirmer sa

encore qu'il le révère de tout son cœur et de toute son âme, qu'il est le seul philosophCv parmi tous les hommes qui ont le pouvoir de penser. Mais bientôt de ce grand et unique philosophe, il n*y aura plus à conserver que la méthode et non la philosophie, et enfin la méthode elle-même sera abandonnée et il ne restera rien. Le Kantisme, loin d'être une discipline qui éveille Tesprit, ne lui apparaîtra plus que comme un obstacle à l'intuition, une doctrine desséchante ^

Comment s'est faite la transition à la doctrine de la (( transcendance du moral sur Tintellectuel ^ », qui s'exprime dans la vie par la religion, qui succède à la philosophie ? C'est d'abord comme philosophie que la religion l'attire depuis longtemps. Et chez l'Anglais qu'il est, l'étude de la religion est inséparable de l'étude du Livre.

Dès 1818, il dit qu'il a exploré « ce département de la science qui comme un vaste palais contient en luimême des demeures pour toutes les autres sortes de connaissance, qui approfondit et étend l'intérêt de chacune... dont l'étude est plus intéressante que toute autre et plus que toute autre tend à la fois à tranquilliser et à vivifier, à maintenir l'âme haute et ferme, à faire le cœur plus humble et plus tendre, c'est la théologie biblique, la philosophie de la religion et la religion de la philosophie ». Mais, pour cela, il faut en finir avec la superstition servile qui fait les Bibliolâtres, et leur cache la véritable excellence, la révélation continue et une des documents bibliques qu'ils idolâtrent. Les miracles sont superflus, la loi de Dieu

complète indépendance de toute philosophie allemande. {Letters, p. 7^5.)

1. Notes Ms. à Tennemann, Geschichte der Philosophie, t. I et X (British Muséum).

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