‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 51 sur 194 · Lamb' s Letlers, t. 1, p · texte numérisé non relu

Lamb' s Letlers, t. 1, p

un sentiment vivant, une intuition du cœur qui n'est pas encore corrompu, donner un corps à ce bien abstrait en lui prêtant des formes belles et enfin projeter ce monde de fantômes dans le monde de la réalité?... N'est-ce pas plutôt encore ceci — mettre l'idée et la réalité à côté l'une de l'autre, aussi vivante l'une que l'autre (de même que j'ai vu souvent dans le voile naturel d'une eau translucide les reflets des herbes qui pendaient sur ses bords se tenir debout au milieu des plantes d'eau, paraissant substantielles comme celles qui poussaient au fond de l'eau) — et jusque-là tout était bien — c'étaient les brouillards, à l'aurore de la raison, colorés par ces nuages d'une couleur si riche qui précèdent le soleil levant.... '

1. Lettep to Sir George and. Lady Reauraont, cet. 1803 (Memorials of Coleorton^ t. I, p. 13-14).

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