LES FRUITS DE L* AMOUR
Sous l’effet de l’amour, la vertu a des charmes et les efforts pour la pratiquer sont moins pénibles et plus faciles. Plus l’amour grandit, et plus on aspire à la perfection. Le cœur s’échauffe et s’élance avec ardeur au-devant du sacrifice, sachant qu’il y trouvera un aliment précieux à son amour. Il ne compte plus ; ce qu’il veut, c’est d’aimer. Et parce que la vertu, sous toutes ses formes, est un gage de plus grand amour, il voudrait les pratiquer toutes à la perfection pour augmenter la flamme intérieure qui le brûle. Son courage et son élan deviennent de l’enthousiasme, mais de l’enthousiasme sublime comme il y en a dans le cœur des saints.
Ce n’est d’ailleurs qu’une conséquence logique d’un amour qui n’aspire plus qu’à se donner et qui trouve tant d’occasions de le faire par la pratique incessante de la vertu. Ne plus voir que Jésus en tout ce qui se présente, ne plus vivre que pour L’aimer, c’en est assez pour devenir héroïque à son service et s’immoler pour Lui, comme Lui-même s’est immolé pour nous.