‹ La vie d’amourChapitre 49 sur 57 · IV. — L’élan dans la vertu · texte numérisé non relu

IV. — L’élan dans la vertu

Il suffit pour pratiquer la vertu de vouloir accomplir son devoir avec un motif surnaturel. Sans être à proprement parler une nécessité que l’on subit, il n’y entre que le degré d’amour suffisant pour rendre ses actions méritoires ; et cela peut se faire sans entrain et même sans grande ferveur intérieure.

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Il en est tout autrement quand la vertu est le résultat d’un amour ardent, qui pousse à l’action par le mobile formel de plaire à Jésus et de Le glorifier par l’accomplissement de ses divines volontés.

Déjà les premiers fruits de l’amour, la fidélité, la paix et l’épanouissement de l’âme, prédisposent l’âme à une perfection plus grande et l’incitent à un amour plus généreux. Le bonheur qu’elle éprouve en constatant que, grâce à son amour, elle se maintient dans l’amitié de Jésus et correspond aux grâces qu’elle en reçoit, lui est un puissant encouragement à se montrer plus généreuse encore pour augmenter son bonheur.

La paix dont elle jouit au service de Jésus et que son amour entretient en elle, lui paraît tellement précieuse, qu’elle cherche par une fidélité de plus en plus délicate à s’en assurer la possession.

L’épanouissement intérieur qu’elle éprouve, en aimant Jésus et en se sachant aimée de Lui, double ses forces et la fait courir dans la voie du devoir et de la vertu ; selon l’expression du roiprophète, lorsqu’il dit : « J’ai couru dans la voie de vos commandements, lorsque vous avez dilaté mon cœur l. »

1 Ps. CXVIII, 32.

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