‹ La vie d’amourChapitre 54 sur 57 · VIII. — Le ciel anticipé · texte numérisé non relu

VIII. — Le ciel anticipé

Une conclusion s’impose. Après tant de bonheur dans la vie d’amour, il n’y a plus rien à désirer que le ciel. Le ciel, pour aimer toujours plus ; le ciel, pour aimer sans défaillance ; le ciel, pour aimer sans mesure ; le ciel, pour aimer sans fin.

Néanmoins, toutes ces joies de la Patrie, nous les possédons ici-bas dans une réelle mesure, proportionnée à notre degré d’amour. Donc, pour être heureux, comme on l’est au ciel, il n’y a qu’à aimer ; pour jouir par anticipation du

LES FRUITS DE L’AMOUR

degré d’amour qui là-haut fera notre degré de gloire, il n’y a qu’à ne mettre aucune borne à notre amour sur la terre ; pour mériter de posséder éternellement Jésus dans la gloire et de se perdre dans son amour, il n’y a qu’à tout concentrer en Lui, pendant la vie, et à se contenter de Lui.

Nous n’avons plus rien à faire ici-bas, que d’aimer, puisque aimer, c’est la vie, et la vie c’est l’amour. Nous n’avons plus rien à désirer, puisque nous avons Jésus et qu’il n’en tient qu’à nous de Le posséder toujours. Nous n’avons plus à chercher d’autre perfection, puisque l’amour est le moyen le plus sûr et le plus rapide d’y parvenir. Nous n’avons plus à aspirer à d’autre idéal, puisque Jésus est notre bien suprême et que nous Le possédons par l’amour. Nous n’avons plus à nous orienter dans d’autre voie, l’amour, à laquelle aboutissent toutes les autres, étant celle à laquelle Jésus nous a appelés et dans laquelle II marche triomphalement pour nous conduire au ciel.

Faisons de l’amour la passion de notre vie. Faisons de Jésus le centre unique de notre amour. Faisons de toute notre vie un acte ininterrompu d’amour ; et demeurons dans l’amour, pour que Jésus demeure en nous à jamais.

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