‹ La vie d’amourChapitre 8 sur 57 · II. — L’amour en Jésus, dans les raisons de sa venue · texte numérisé non relu

II. — L’amour en Jésus, dans les raisons de sa venue

C’est encore Jésus qui nous enseigne. « Dieu na pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui 4. » L’amour prend ici le caractère de la compassion et de la miséricorde.

Dieu aurait pu se contenter de créer l’humanité, et il aurait été glorifié par le seul fait de l’exercice de sa puissance et de sa charité. Mais l’homme avait péché, et Dieu seul pouvait lui pardonner et le racheter. C’est alors que dans

1 Jean, iii, 17.

son cœur prirent naissance des sentiments de pitié et de commisération.

Il pouvait sauver l’homme, mais il lui fallait une victime. Son amour la trouva dans son propre sein, et la charité infinie de son cœur le poussa jusqu’à cet excès d’envoyer dans le monde son propre Fils, objet de ses éternelles complaisances.

Pouvions-nous être plus aimés ? Aurions-nous pu imaginer un mode plus divinement miséricordieux de nous sauver? Qui, parmi les hommes, aurait jamais pu espérer que celui-là même qui les avait créés viendrait un jour les racheter? Qui donc, de tous les esprits humains, aurait seulement pu concevoir une aussi incommensurable charité ?

Il faudrait ignorer la triste histoire de la chute de l’homme et l’impossibilité où il était de s’en relever, pour ne point comprendre tout ce qu’il y a d’amour miséricordieux dans les motifs qui ont présidé au décret éternel de l’Incarnation.

Il faudrait s’imaginer un autre Jésus que celui qui nous a été envoyé, pour ne pas Le voir empourpré de charité divine dans sa venue au sein de l’humanité.

Et comment, dès lors, ne pas nous mettre à l’unisson des sentiments d’ineffable amour qui

l'amour en Jésus

a déterminé la Trinité Sainte à nous donner le Jésus qui s’est fait notre rançon et s’est constitué notre Sauveur ?

Amour, amour à Jésus. L’aimer, c’est Le bénir. L’aimer, c’est Le glorifier.

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