SCÈNE IL
Les MÊMES, BAPTISTE.
SCHAUNARD, à Baptiste.
Qu'est-ce que c’est que ca?
BAPTISTE
Des glaces, Monsieur.
SCHAUNARD, Et le punch ?
RAPTISTE.
Je n’en ai plus, Monsieur... ces dames ont tout pris. SCHAUNARD Tiens, c’est Baptiste!
BAPTISTE
Hélas ! oui, Monsieur. (Colline lui donne une poignée de main.)
2 TPE LS Lens + Fi
68 LA VIE DE BONÈME. SE EUR SCHAUNARD. | < PRES. "à
Baptiste avec une livrée! ah! fi! AT
BAPTISTE. 2e
Monsieur, jai eu de l'ambition, j’en suis bien puni... La vie est insupportable ici... Tout est convenu et arrangé d'a vance : on déjeune tous les matins et on dîne tous les soirs. je ne pourrai jamais m'habituer à ce régime-là. ES
SCHAUNARD. s Reviens avec nous alors... ça te changera.
BAPTISTE
J'y rêve, Monsieur; mais je voudrais y rentrer avec des titres à votre estime ; car j'ai eu des torts, Monsieur... vous les connaïîtrez tôt ou ‘tard.
SCHAUNARD
Je te les pardonne à une simple condition... va me cher-
cher du punch. À BAPTISTE. |
On va en composer, Monsieur; mais en attendant, si vous. vouliez une glace ? C’est aussi échauffant, je l’ai lu: dans l’école de Salerne. (1 remonte.)
COLLINE, au fond.
Qu'est-ce qui arrive là? Eh ! c’est Rodolphe et Marcel. SCHAUNARD, à part.
Je ne veux pas qu’ils me reconnaissent... je vais mettre des
gants. (Il en met un.)
SCÈNE II. Fe Les MÊMES, MARCEL, RODOLPHE, très-élégants, le lorgnon à l'œils de
ils entrent par le fond. Après io entrée, Baptiste sort.
MARCEL. | Fr
Entrons-nous ? L
Tout à l’heure; je craindrais de n’être point assez gentilhomme vieux Sèvres. OR > MARCEL, ee
Colline ! RUE
RODOLPHE
Schaunard! (11 leur donne une poignée de main.) AAC
SCHAUNARD, à part. | SÉPES
Je suis reconnu. je puis ôler mon masque. (11 ôte son gant)
COLLINE, les contemplant. ” 128
æ portrait n’était pas flatté.… eette toilette est très-habie LE table. Le
MARCEL
Oui ; nous avons fait quelques réparations locatives. RODOLPHE, remettant son lorgnon dans l'œil.
Nous nous sommes fait poser des carreaux.