‹ La vie de Bohème;Chapitre 65 sur 99 · RODOLPHE, MARCEL, COLLINE, DURANDIN, UN DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

RODOLPHE, MARCEL, COLLINE, DURANDIN, UN DOMESTIQUE

DURANDIN, entrant par le fond avec un domestique.

Vous disposerez tout ici. (Le domestique sort par la gauche.)

MARCEL

Eh ! c’est ce bon monsieur Durandin !

DURANDIN, descendant.

Messieurs.

MARCEL

Monsieur Durandin, permettez-moi de vous présenter monsieur Colline, un de nos amis. (Colline passé près de Durandin.) DURANDIN, à Colline.

Touchez là, Monsieur, je vous prie. (Colline, interdit, cherche quelques paroles, et, n’en trouvant pas, se contente de saluer gauchement. — À Rodolphe.) Madame de Rouvres va se rendre dans ce salon avec quelques intimes... Nous allons prendre le thé ici, en petit comité. Si tu le veux, tu vas faire mourir de jalousie tous ses adorateurs… Madame de Rouvres ne demande pas mieux.

RODOLPHE

Moi, je ne désire la mort de personne, mon oncle: DURANDIN.

Ah | dis-moi : connais-tu la valse ?...

ROBOLPHE.

Oui... de réputation.

MARCEL. passant à Durandin.

La valse est le pas de charge de l’amour. (nl remonte. ) COLLINE. / Quelle heureuse définition !

DURANDIN, à Rodolphe Tu inviteras madame de Rouvres. elle t'adore. C’est convenu.

MARCEL, bas, à Rodolphe.

Mais tu n’as jamais valsé !

RODOLPHE

Ça ne fait rien. J’inventerai un pas, et je l’appellerai le pas des regrets.

DURANDIN

Ah çà ! est-ce que tu penserais encore à...

RODOLPHE

A Mimi? ah! par exemple! je ne me souviens même pas de son nom. , DURANDIN.

A la bonne heure! On se dirige de ce côté... sois ai mable.

Page 1