RODOLPHE, MARCEL, COLLINE, DURANDIN, UN DOMESTIQUE
DURANDIN, entrant par le fond avec un domestique.
Vous disposerez tout ici. (Le domestique sort par la gauche.)
MARCEL
Eh ! c’est ce bon monsieur Durandin !
DURANDIN, descendant.
Messieurs.
MARCEL
Monsieur Durandin, permettez-moi de vous présenter monsieur Colline, un de nos amis. (Colline passé près de Durandin.) DURANDIN, à Colline.
Touchez là, Monsieur, je vous prie. (Colline, interdit, cherche quelques paroles, et, n’en trouvant pas, se contente de saluer gauchement. — À Rodolphe.) Madame de Rouvres va se rendre dans ce salon avec quelques intimes... Nous allons prendre le thé ici, en petit comité. Si tu le veux, tu vas faire mourir de jalousie tous ses adorateurs… Madame de Rouvres ne demande pas mieux.
RODOLPHE
Moi, je ne désire la mort de personne, mon oncle: DURANDIN.
Ah | dis-moi : connais-tu la valse ?...
ROBOLPHE.
Oui... de réputation.
MARCEL. passant à Durandin.
La valse est le pas de charge de l’amour. (nl remonte. ) COLLINE. / Quelle heureuse définition !
DURANDIN, à Rodolphe Tu inviteras madame de Rouvres. elle t'adore. C’est convenu.
MARCEL, bas, à Rodolphe.
Mais tu n’as jamais valsé !
RODOLPHE
Ça ne fait rien. J’inventerai un pas, et je l’appellerai le pas des regrets.
DURANDIN
Ah çà ! est-ce que tu penserais encore à...
RODOLPHE
A Mimi? ah! par exemple! je ne me souviens même pas de son nom. , DURANDIN.
A la bonne heure! On se dirige de ce côté... sois ai mable.