SCENE XI
A gauche, MARCEL; à droite, HA I ’ TISTE, MIMI, tm carton à la main, BliNOIT.
benoît, entrant le premier. **
Nous y voilà... (A/im» entre el s'appuie sür le bols dis lit.) A* seyvz-vous, mademoiselle, vous paraissez souffrir...
mimi, tu niai» sur sa poitrine .
Oui, delà., c’est quand je mont* 1 , mais co n’est rien!».. (Elle pose son chapeau et son chiiL- sur le ht.)
marcil, regardant à travers la cloison.
Oh! qu’elle e*t jolie! voilà un cou qui fera joliment mon affaire.. Vite, profitons do l'insfdratieu... (71 prend une toile, un crayon, s’assied contre la cloison et te dispose à travailler.)
MIMI
Voit-on clair ici ?
BAPTISTE
Ah l mademoiselle, le sobdl en rsl lo Licatairo a<sidu I mimi, çtii a été à la fendre, après avoir mit son carton sur le guéridon. *
Il fera do l’orage, voyez-vous, ce suir... c’est un peu pour ça que je ne me sens pas bien...
BENOIT
Mademoiselle est couturière?
MIMI
Je fais des fleurs, monsieur.
ntPTIÜTE.
C’est une bien jolie profession... lo printemps est votrô c6ntrère...
benoît, bas à Baptiste.
Comment ! cetto ohambre n’est point laite?
BAPTISTE
Pardonnez-moi, monsieur, elle est faite au poifit do tue de l’art...
BENOIT
Hein? voyons, dépêchez vous. .
BAPTISTE
Oui, monsieur...
benoit, saluant.
Mademoiselle, on Ta tout préparer... (Il sort.)
baptiMté, reprenant toits tes ustensiles, A fl/iihi. Mademoiselle, si vous avez besoin de quoique t hnift, vous sonnerez... Je n’y serai pas... je vais au ckUÛKrt littéraire en face ! (Il tort.)
SCEME XII
A gauche, MARCEL, travaillant ; à droite, MliP mimi, prenant dans son carton une garniture de fleur». ” . Pourvu qu’ou no m’aitpas suivie !... Voyons, jVxaoti lierai mon !'*g' 'ment plus tar i... je voudrais finir cette garniture avaul la nuit... (E,le s'assied pris du guéridon cl travaille.)
Marcel, T œil à la cloison.
Diable ! elle a une robe bien montante, je ne vois pas mémo l’origiuc dei épaules .. il me faut des épaules!.,.
mimi.
Il fait bien chaud ici... (Elle Ôte tm petit fichu qui lui couvrait les épaules.)
Marcel, avec un cri de joie.
Ahl les ravissantes courbes! (Il travaille.)
MlBtl .
C'est drôle... quand je souffre comme Ion! à l'henra, en me rond tri' to tout de suite... il me semble que je ne rirai plus jamais... et tout ce que j'ai de chagrin me retient là... maisqu lud la douleur est parue, comme en ce moment* je ne peu*- lus qu’a ce qui peut me rendre houleuse... jt> ne pense plus qu’à lui, et aies chansons me reviennent aux lèvres.
Am ft&uvraü de If. J. fier g toi, lifcvriili-z-To»*, (ni une Jrjundlc,
Ll uteUfi vei plu» b<Mui bibiU,
C’m» aujourd’hui U jour «le fi|«,
Le jour de fête du paye!
Oh ! U jolie petite voix I .. Mais olle est oharmenle ! adorable !... J'en sms amoureux fou! . Fl j’aduiuv dj lign- *, au trou d’en tracer do biùiautoi 2. . (.S’- levant tl posant «a faiis « son crayon sur la tuJle.) Vite, quelque chose à qualro-v ingt- dut
, : WV. rèr-l- * .