‹ La vie de Bohême pièce en cinq actesChapitre 50 sur 78 · U VIE DE BOHEME · texte numérisé non relu

U VIE DE BOHEME

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MARCEL

n«i cow*» d'or.

SCHAl'XARO.

Il faudra le déromlm... Je demandé h voir comment c’est hit {Tl prend quelques pièces (Cor dam le g Pet de Rodolphe.) Pue c'est donc joli, ers médailles 1... Dire. qu’il y a un paye où des cailloux!... J’ai eu iui parent qui en avait beaucoup ramassé ; «pis il a été enterré dan* le ventre de* sauvage*... Ta a fait bien du tort à la famille. [A Rodolphe, en remontant ) Je fo devrai ra...* J’ai rencontré un Rus«e dan* un de* salons de jeu... Je vais venger la Pologne! {Il salue M. Dur andin, qu'il rencon irt en sortant par le fond.)

«. SCÈNE rv.

RODOLPHE, COLLINE, DURANDIN, Us Domestique, duravdih, entrant par le fond arec un Domestique.

Voua disposerez tout ici. (Le Domestique sort par la gauche.) MARCEL.**

Eli t c’cst ce bon monsieur Durandin !

Messieurs...

burardin, descendant.

MARCEL

Monsieur Durandin. pfrmettez-moi do vous présenter M. Colline, un de nos amis. ( Coltine passe près de Durandin.)

durakoi*, à Colline .* v

r Tourbe* lb, monsieur, je vous prie. [Coltine, interdit, cherche quelques paroles, et n'en trouvant pas , se contente de saluer gauchement. A Rodolphe.) Madame de Rouvres va so rendre dans £c salon avec quelques intimes... Nous allons prendre le thé ici, eu polit comité... Si tu le veux, tu vas foire mourir de jalousie tous ses adorateurs... Madame do Rouvres no demande pas mieux.

RODOLPHE

Moi, je no désire la mort de personne, mon oncle.

DÜRAffOTH.

- Ab ! dis-moi : connais-tu la valse?...

Rodolphe.

Oui... de réputation.

Marcel, passant à Durandin/*

La Taise est le pas de charge du l’amour. (/I remonte.)

i co LU RR.

Quelle heureuse définition l s duhardhi, à Rodolphe.

Tu inviteras madame do Rouvres... clîo l’adore.

RODOLPHE

Cest convenu.

Marcel, boa, à Rodolphe.***

Mai? lu n’as jamais valsé I

nonoLPüi.

Ça ne fait rien... j'invonti rat un pas, et jo l'appellerai le pas des regrets.

mntAKoar.

Ah cal est-ce que tu penserais encore h..,

RODOLPHE

A Mimi?... ah I par exemple 1 jo no me souviens môme pas do ton nom.

WJRAffOm.

A la bonne heurol... On se dirige do ce côté... sois aimable.

RODOI PH R.

Je tâcherai, mon oncle. (Durandin remonte avec Colline. Rodolphe et Marcel regardent en dehors, à droite, deuxième plan. — A Marcel.) Ah! vois donc celte jeune femme qui a des roses dans les cheveux...

Justement c’est celle que je regardais.

RODOLPHE

Ne trouves-tu pas qu’elle ressemble a Mimi?

Non... je trouve qu’elle ressemble à Musette.

SOÈWX V.

Lis Mêmes, M** DE ROUVRES, dormant le bras A UN MON- S1KI R; quelques invités. Domestiques servant le thé, puis S<.il AU NARD. (Musique à t'orchestre; entrée par le fond, les Domestiques par la gauche.)

i.r MoxstRCR, en entrant, à M m * de Rouvres.

Madame, la musique tn’a toujours paru quelque chose te fabuleux... j'aurais beaucoup aune dire musiciun. (Rodolphe s'est approché de AT** de Rouvres; il la talus.)

db rouvris, à Rodolphe.*

Vous venez bien tard, monsieur.

ftOPOLCIIE.

Madame! (fl/ - * de Rouîtes s’est assise sur le canapé de gaucho avec une dame près du guéridon. Rodolphe est pria d'itle et lui parle bas. — Durandin, Colline et Marcel se sont mélés au groupe des invités. — Oit sertie thé.)

u a ‘ DE ROUVRE*, à Rodolphe.**

Si j'ai réuni quelques privilégiés ici, c’est pour vous entendre.

RODOLPUB.

Comment, madame?

M™* DE ROUVRE*

C'est un piège, monsieur... I.o pwte m'a fait hier uno promesse, et je me f roi«se de la lui rappeler.

BODOin.lt.

Je ne comprends pas, madame.

«“• TE nOUVRRS.

Vous êtes bien oublieux, monsieur. (Ils con f inuent bas.)

le N 011*1 tu R, qui causait arec Colline/**

Comment, monsieur, vout savez le chinois I... c’est fabuleux— j'aurais beaucoup aimé savoir le chinois.

COtUMt.

Jo vous l’apprendrai.

duravdiv, apportant du thé à M m * de Rouvres. Madame, voulez-vous mo pormettre?...

m 1 "* nr rouvres, prenant la tasse.

Monsieur Durandin, n’est-ce pas que voire neveu mo doit

piclquc chose?

DORAtnar.

Comment donc, madame... mai* il vous doit beaucoup... et i vo is le voulez, il vous devra bien davantage.

m** dm rouvres, <1 Durandin.

J'accepte le madrigal... (à Rodolphe) mais jo ne vous tiens pas quilto du sonnet.

DUtAltDItV.

Ah ! oui... un sonnet... je mo souviens. (M m * de Rouvres fait un signe à Baptisteqjui hti apporte un album.)

H m * DR ROUVRES.

Voyons, monsieur... cela nous fait tant de plaisir, et vous

coûte si peu I

Rodolphe, si défendant.

Madame... de grâce...

DOTUMMM.

Nous ne t’écoutons pas.

CRR DAKB.

Nous écoutons, au contrairo.

M»* nu ROUVRIR.

Vous ne pouvez plus reculer. (Lot domestiques ont préparé U guéridon avec deux fauteuils.)

KARCRL.d Rodolphe , m riant.

Allons, monsieur le poët* !

RODOLPHE. bas.*

Comment! tu to môles aus«i h mes ennemis?

MARCEL

Certainement... fl no faut pas laisser refroidir lVmbousiasmo. nom h pur, bas.

Ah ! c'est comme ça 1... eh bien I attends... (A AI** de Rouvre O Madame, vos désirs sonl des ordre:* pour nous... et voilà M. Marcel, un do no* premier» crayon*, qui réclamo avec empressement uqe feuille de votre album.

mvucel, le poussant, bas.

Qu'cst-ce que. lu dis doue?

M - " DE ROUVRES

Ah ! monsieur... je n’osais pas vous le demander. (Sclnunard est entré tout doucement et vient s'asseoir sur le canapé de droite, où il prend du thé.)

MARCEL

Madame...

DCRANDIJt.*

Bravo! bravo !...

Marcel, bas à Rodolphe.

Que le diable t’emporte !

LE MORStCVR, à MuTCtl.

Vous me ferex mon profil...

MAltCEL.

Vous no savez pas dessiner ?

LR Mi 1**1 K U».

Non... maiajo l’aurais bien aimé.

MARCEL

J’en étais sûr. (Il lui tourne le ckty)

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