‹ La vie de Ch. Paul de KockChapitre 15 sur 24 · LA BONNE QUI N AVAIT QU UN COUSIN · texte numérisé non relu

LA BONNE QUI N AVAIT QU UN COUSIN

« Était une Bourguignonne qui se jouait du feu; elle jetait de çà, de là, les tisons enflammés et les allumettes mal éteintes ; je sus bientôt la cause de sa confiance :

« Son cousin était un pompier.

« Je l'avais d'abord, pour cause de ma vue basse, pris pour un cuirassier de la garde en raison de son casque; mais M. Galuchard, qui trouverait une épingle dans une paillasse, m'apprit que le parent de notre cuisinière avait pour métier de braver les flammes.

« Il venait tous les jours pendant les premiers mois.

« Puis, il vint deux fois par jour.

« Je m'étonnais qu'il fit ainsi la cour à sa cousine sans manquera son service... bien que ce fût pour le bon motif.

« Mais nia Bourguignonne me mentait :

« Elle déguisait la vérité comme un titi se déguise un mardi gras.

« Le pompier n'était jamais le même !!!...

« De ce jour, je résolus de prendre une servante qui fût la naïveté, la sincérité en personne.

« Et qui eût instinctivement la sainte horreur du men-

songe, et j'engageai une franche Picarde, que j'appellerai :

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