ACTE PREMIER
BARBANÇON.
Oh"I Paris!... J’y ai été il y a deux ans, en garnison!... c’est-à-dire pour mon commerce de mercerie et j’y ai passé trois jours! Oh! l’École Militaire et le Champ-de-Mars... et la colonne!... Ohl la colonne!... (ii 6ie son chapeaa.) Mais vous demandiez si j’étais militaire ?
HENRIETTE
Oui, pour vous prier de m’indiquer la caserne du premier hussards.
BARBANÇON .
Le quartier!... toujours tout droit, la première rue à droite, vous tournez à main gauche, c’est devant vous.
HENRIETTE
Merci, monsieur...
Fansse sortie.
BARBANÇON.
Mademoiselle connaît quelqu’un sous les drapaux?
HENRIETTE, redesceodant *.
Oui, monsieur.
BARBANÇON.
Un de nos officiers, sans doute?
HENRIETTE
Un sous-officier.
BARBANÇON.
La discrétion m’empêche de vous demander qui... un parent?... un ami?... l’un et l’autre peut-être?... mais alors, vous êtes on ne peut mieux tombée, car c’est dans cette maison... (n montre la café.) que tous les jours ces messieurs viennent prendre leur café avec moi!
Ah ! c’est là?...
BARBANÇON.
Oui, mademoiselle; dans un quart d’heure ils seront ici !
HENRIETTE
Cela me décide, je vous remercie, monsieur...
Fansse sortie.
BARBANÇON **.
Déjà, mille biscaïeus!... Pardon, mademoiselle, mais l’habitude, la brusquerie militaire...
* Henriette, Barbançon.
* ‘ Barbançon, Henriette,
LA VJE DE GAIINISON
Vk
HENRIKTTE,
Allez, monsieur, j’y suis faite I...
BARBANÇON.
Je vais faire venir l’iiôtesse. (Appelant.) Madame Chalumél...
ROSALIE, en dehors.
Voilà! (Elle entre.) Qu'est ce que c’est, monsieur Barbançon ?
BARBANÇON.
C’est mademoiselle, qui voudrait louer votre chambre...
ROSALIE, entrant par la droite*.
Ah I mademoiselle. Une vue magnifique!... on aperçoit le quartier de cavalerie et tous les chevaux...
HENRIETTE
Ahl
ROSALIE
Oui... vous allez voir quelle vue!...
HENRIETTE, saluant Barbaucon.
Bien obligée, monsieur.
Elles entrent par la droite.
BARBANÇON.
A votre service... Ces Parisiennes ont un chic ii.caiidescent, quoi 1... Je crois qu’on lui a un peu donné dans l’œil I... Mais le premier hussards me défend d’espérer...