‹ La vie de Garnison pièce en deux actes mêlée de chantChapitre 16 sur 54 · ACTE PREMIEH · texte numérisé non relu

ACTE PREMIEH

Boire à son pays,

Et faire la guerre,

La guerre aux maris,

Tra la, la, la, la, etc., etc.

Lit soldats s’iDstallent, les uns devant le café, les antres à l'iatérieur ils bourreot leurs pipes et les allument. — Barbançon, à Urbain qui est entré par le fond et s'est assis à la table de gi.nrbe *.

Qu’est-ce que vous avez donc, camarade?

URBAIN

Je m’ennuie...

BABBANÇON.

Vous ne venez pas boire un grog avec les amis ?

URBAIN

Non II...

Tiens ! tiens I tiens t nous ne sommes donc pas solide au poste?... Le poêle de la garnison, le joyeux chansonnier qui soupire! Allons donc!... l’arme au brasl...

URBAIN

Allez au diable I...

BARBANÇON.

Le camarade est mal disposé... et Tête-de-Fer!...où est donc Têle-de-Fer ?... je ne vois pas Tête-de-Fer!

. TÉTE-DE-FER, lui frappant sur l’épanle**.

Présent!

Barbanpon fléchit. Entrée de Larissolle.

BARBANÇON.

Quelle poigne, crédieul

Il se remet et remonte an fond.

TÊTE-DE-FER, à Urbain.

Qu’est-ce que lu fais là? toi, comme un ours?

URBAIN

Je m’ennuie, mon bonhomme !

Il se lève.

TÊTE-DE-FER

Quoi qu’il y a?... pourquoi ça?... c’est tous ces écœuremenis-là.qui t’ont fait perdre ton grade d’adjudant. ..qu’estce que ça veut donc dire ça?

• Urbain, Bsrbançon, hussards.

** Urbain, Têle-de-Fcr, Barbançon, Petit, hussards.

lü LA VIE DE GARNISON

URBAIN

Ehl je suis encore marcchal-dcs-logis chef... pas pour longtemps, peut-être...

TÊTE-DE-FER

Bien possible... tu as eu l’idée de découcher... et pourquoi faire encore, pour aller rêvasser tout seul dans les champsi... cette ideel... si le colonel lit le rapport, tu es propre !

URBAIN, montrant ses galoot.

Pourvu que ça passe de mes bras sur les tiens... je me moque du reste. . .

TÊTE-DE-FER

C’est gentil, ce que tu dis là, c’est d’un bon zigue ; mais ça me taquine, eu tends-tu?

URBAIN

Tu sais bien que je n’aime pas le métier... il y a des jours où le fourniment me pèse plus que d’autres...

TÊTE-DE-FER

Je sais bien...

URBAIN

Et puis...

TÊTE-DE-FER

Et puis?...

Quand Henriette me trotte par la tête, je n’y vois plus.

TÊTE-DE-FER

Ah! la petite de Paris!... toujours celle que tu devais épouser quand il a fallu mettre la main dans le boisseau. Pourquoi que tu ne lui écris pas de venir ! à c’te jeunesse? pour te distraire !

URBAIN

Eh I justement, c’est que j’ai écrit et qu’elle ne vient pas l

TÊTE-DE-FER

Tu as écrit ?

URBAIN

Oui! je n’y tenais plus, un an sans la voir! Ah! Tête-de- Fer, j’étais fou, vois-tul... j’aurais fait quelque sottise et je lui ai écrit ces seuls mots : « Viens vite, ou c’est moi qui pars! »

TÊTE-DE-FER

Sans congé?

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