ACTE PREMIEH
Boire à son pays,
Et faire la guerre,
La guerre aux maris,
Tra la, la, la, la, etc., etc.
Lit soldats s’iDstallent, les uns devant le café, les antres à l'iatérieur ils bourreot leurs pipes et les allument. — Barbançon, à Urbain qui est entré par le fond et s'est assis à la table de gi.nrbe *.
Qu’est-ce que vous avez donc, camarade?
URBAIN
Je m’ennuie...
BABBANÇON.
Vous ne venez pas boire un grog avec les amis ?
URBAIN
Non II...
Tiens ! tiens I tiens t nous ne sommes donc pas solide au poste?... Le poêle de la garnison, le joyeux chansonnier qui soupire! Allons donc!... l’arme au brasl...
URBAIN
Allez au diable I...
BARBANÇON.
Le camarade est mal disposé... et Tête-de-Fer!...où est donc Têle-de-Fer ?... je ne vois pas Tête-de-Fer!
. TÉTE-DE-FER, lui frappant sur l’épanle**.
Présent!
Barbanpon fléchit. Entrée de Larissolle.
BARBANÇON.
Quelle poigne, crédieul
Il se remet et remonte an fond.
TÊTE-DE-FER, à Urbain.
Qu’est-ce que lu fais là? toi, comme un ours?
URBAIN
Je m’ennuie, mon bonhomme !
Il se lève.
TÊTE-DE-FER
Quoi qu’il y a?... pourquoi ça?... c’est tous ces écœuremenis-là.qui t’ont fait perdre ton grade d’adjudant. ..qu’estce que ça veut donc dire ça?
• Urbain, Bsrbançon, hussards.
** Urbain, Têle-de-Fcr, Barbançon, Petit, hussards.
lü LA VIE DE GARNISON
URBAIN
Ehl je suis encore marcchal-dcs-logis chef... pas pour longtemps, peut-être...
TÊTE-DE-FER
Bien possible... tu as eu l’idée de découcher... et pourquoi faire encore, pour aller rêvasser tout seul dans les champsi... cette ideel... si le colonel lit le rapport, tu es propre !
URBAIN, montrant ses galoot.
Pourvu que ça passe de mes bras sur les tiens... je me moque du reste. . .
TÊTE-DE-FER
C’est gentil, ce que tu dis là, c’est d’un bon zigue ; mais ça me taquine, eu tends-tu?
URBAIN
Tu sais bien que je n’aime pas le métier... il y a des jours où le fourniment me pèse plus que d’autres...
TÊTE-DE-FER
Je sais bien...
URBAIN
Et puis...
TÊTE-DE-FER
Et puis?...
Quand Henriette me trotte par la tête, je n’y vois plus.
TÊTE-DE-FER
Ah! la petite de Paris!... toujours celle que tu devais épouser quand il a fallu mettre la main dans le boisseau. Pourquoi que tu ne lui écris pas de venir ! à c’te jeunesse? pour te distraire !
URBAIN
Eh I justement, c’est que j’ai écrit et qu’elle ne vient pas l
TÊTE-DE-FER
Tu as écrit ?
URBAIN
Oui! je n’y tenais plus, un an sans la voir! Ah! Tête-de- Fer, j’étais fou, vois-tul... j’aurais fait quelque sottise et je lui ai écrit ces seuls mots : « Viens vite, ou c’est moi qui pars! »
TÊTE-DE-FER
Sans congé?