VICI-CQKUlAT DI FIA3CI Adên, 6 Novembre iBOl. h
n Monsieur,
ÂDEN
« J'ai l'honneur de vous accuser réception de la lettre - ])
« que vous m'avez adressée le 3 de ce mois , contenant \ >• :
« l'exposé détaillé que je vous avais demandé des comptes \ i \
« et opérations divers composant et établissant la liqui- "?'.' I ':
« dation de la caravane Labatut que vous a vie* accepté» a ~ \- ' -
a des conditions bien spécifiées, de conduire et do négo- \
f cier au Choa. • |
« J'ai constaté, Monsieur, par les comptes que vous .5
« m'avci transmis dans votre lettre, enregistrée an Vice- ^ t Consulat sous le n* 552, qu'en effet cette opération com-
« merctale avait été désastreuse pour vous et que vous .• £ %
« n'aviex pas hésité à sacrifier vos propres droits pour " , / .
« satisfaire les nombreux créanciers de feu M. Labatut; * ;
« mois j'ai dû reconnaître aussi, eu m'en rapportant à la ' -
«déclaration des Européens venus du Choa et dont vous .' r '
s aves invoqué le témoignage, que vos pertes auraient ' 'f « peut-être été moins sensibles si, comme les autres né*
i M 100 VI* DI RIMBAUD
; m •Il
tismes, a la sensation que son existence périclite.
Figurez- vous — écrit-il à sa famille — comment on doit se porter après des exploits du genre des suivants : traversée de mer en barque et voyages de terre a cheval, sans vivres, sans vêtements, sans eau, etc. , etc. Je suis excessivement fatigué, je m'ennuie à mort ; je n'ai rien à faire, j'ai peur de perdre le peu que j'ai. Figurez-vous que je porte continuellement dans ma ceinture quarante et des mille
î francs d'or; ça pèse une vingtaine de kilos et ça
me flanque la dysenterie. Pourtant je ne puis aller en Europe, pour bien des raisons: d'abord, je
* mourrais en hiver ; ensuite, je suis trop habitué à la
vie errante, libre et gratuite; enfin je n'ai pas de
] « godants appelés à trafiquer avec les autorités abyssines,
.<]... y , « tous ovies su ou pu Vous plior à des exigences particu*
, : . ' « lières à ces pays et à leurs chefs.
-, - « Votre compte de liquidation énumérant divers paie-
* « ments faits par vous et pour lesquels il vous a été donné
f des reçus, il conviendrait que ces pièces fussent jointes
"*"" « au dit compte ; on pourrait *n outre, pour votre
« décharge, vous en jdélivrer des copies certifiées con-
<!. ' t formes et légalisées.
f « Vemllei agréer, If onsieur, l'assurance de ma considé*
■ ration distinguée.
« E. dk Oâspâmt.
t Uonntnr Rimbaud, négociant à Âden (potU*rttUmU).*
m Dl RIMBAUD 191
position. Je dois donc passer le reste de mes jours à errer dans les fatigues et les privations, avec Tunique* perspective de mourir à la peine. Je ne resterai pas longtemps ici : je n'ai pas d'emploi. . Par force je devrai m'en retourner du côté du Soudan, de l'Abyssinie ou de l'Arabie .Peut-être irai-je à Zanzibar, d'où l'on peut faire de longs voyages en Afrique, et peut-être en Chine, au Japon, qui sait où?
Voici du reste, intégralement, l'intéressante lettre que, dans le même temps, il écrivait à le son ancien patron d'Àden, avec lequel, ayant le départ de Tadjourah, il avait cru devoir renouer des relations :
Le Caire, 26 août 1887.
Mon cher Monsieur Bardey,
Sachant que vous vous intéressez toujours aux choses de l'Afrique, je me permets de vous envoyer les quelques notes suivantes sur les choses du Choa et du Harrar à présent.
La route dankalie est tout à fait impraticable; les fusils Soleillet, arrivés a Tadjourah en février 86,
!'' 192 TIB DK RIMBAUD
Si
sont encore là.— Le sel du lac Assal, qu'une société devait exploiter, est inaccessible et serait d'ailleurs invendable : c'est une flibusterie.
Mon affaire a très mal tourné, et j'ai craint quelque temps de redescendre sans un thaler; je me suis trouvé assailli là-haut par une bande de faux créanciers de Labatut, et en tète Ménélick, qui m'a volé en son nom 3000 thalaris (l).Pour éviter d'être i intégralement dévalisé, je demandai â Ménélick de
me faire payer au Harrar, qu'il venait d'annexer : il me donna une traite genre Choa, sur son oukil au Harrar, le dedjatch Makonnen.
Ce n'est que quand j'eus demandé à Ménélick de passer par cette route que monsieur Oorelli eut l'idée de se joindre à moi. Voici l'itinéraire :
1° D'Entotto à la rivière Akaki, plateau cultivé. — 25 kilomètres.
2° Village galla des Àbitchon. — 30 kilomètres. Suite du plateau : hauteur, environ 2500 mètres. On marche, avec le mont Hérer au sud.
3° Suite du plateau. On descend à la plaine du Mindjar par le Chankora. Le Mindjar a un sol riche soigneusement cultivéTL'altitude doit être 1800
(1) Le thaler, qu'une «coûtante des négociants d'Afrique plnraralite th*lari$, est la monnaie d'Autriche qui vaut environ S fr. 75,
▼IK DE RIMBAUD 109 . j
mètres. (Je juge de l'altitude par le genre de végé- .. [ tation. Il est impossible de s'y tromper, pour peu
qu'on ait voyagé dans les pays éthiopiens.) Longueur . ?
de cette étape : 25 kilomètres. ■"; f '
4* Suite du Mindjar. — 25 kilomètres. Même cul- [
ture. Le Mindjar manque d'eau. On garde l'eau £
des pluies dans des trous. - . fc
5° Fin du Mindjar. La plaine cesse, lé pays s'ac- |
cidente. Le sol est moins bon. Cultures nombreuses |
de coton. — 30 kilomètres. I
6° Descente au Cassam. Plus de cultures. Bois . $ !
de mimosas traversés par la route frayée par Mené- | lick et déblayée sur une largeur de 10 mètres. — 25 kilomètres.
7° On est en pays bédouin, en Konolla ou terre chaude. Broussailles et bois de mimosas peuplés d'éléphants et de bêtes féroces. La route du roi se dirige vers une source d'eau chaude, nommée Fil- Ouaha, et l'Hawache. Nous campons dans cette ~ ' |
direction, à 30 kilomètres du Cassam. f.
8° De là à l'Hawache, 20 kilomètres. L'Hawache ! |
est très encaissé à ce passage. Toute la région des \ f
deux côtés de l'Hawache, à deux jours et demi, se |
nomme Careyou: tribus gallas bédouines, proprié- |
taires de thameaux et autres bestiaux, en guerre ' |
avec les Aroussis. Hauteur du passage de l'Hawa- ;, 1
che i environ 600 mètres. 80 centimètres d'eau. -" \
. 9* Au delà de l'Hawache, 30 kilomètres de brousse. On marche par les sentiers des éléphants.
10° Nous remontons rapidement à l'Iton par des sentiers ombragés. Beaux pays boisés, peu cultivés. Nous nous rétrouvons vite à 2000 mètres d'altitude. Halte à Galamso, poste abyssin de trois a quatre cents soldats au dedjatch Woldé Guibie. — 35 kilomètres.
11° De Galamso à Boroma, poste de mille soldats » ■ au ras Dargué. -—30 kilomètres. Très beau pays cul-
j i tivé. Quelques plantations de café. Les cultures de
| ! l'Àbyssinie sont remplacées par le dourah. Altitude :
; j 2200 mètres.
S; i 12° Suite du Tchertcher. Magnifiques Forêts. Un
\ j- lac, nommé Arro. On marche sur la crête d'une
':* | chaîne de collines. L'Aroussi est à droite, parallèle
à notre route, plus élevé que l'Iton ; ses grandes forêts et ses belles montagnes sont ouvertes en !, ! . ; 'panorama. Halte à un lieu nommé Wotcho. — , ; I ■ 30 kilomètres.
; [ * 13° — - 15 kilomètres jusqu'à la maison du cheikh
j ~~~ Sahia, à Goro. Nombreux villages. C'est le centre
! des itous où se rendent les marchands du Harrar
x f et ceux de l'Abyssinie qui viennent vendre des cham-
\ ; j , " mat. Il y a là beaucoup de familles abyssines musul-
.' i mânes.
14° — 20 kilomètres. Herna. Splendides vallées
▼M DE BIMBAVD 19S
couronnées de forêts à l'ombre desquelles on ' }
marche. Caféiers. C'est la qu'Abdullahi avait envoyé ■/ .? quelques turcs déloger un poste abyssin, fait qui r
causa la mise en marche de Ménélick. ; f
15° Bourka. Vallée nommée ainsi d'une rivière ou ' .■ i
torrent à fort débit qui descend à l'Ennya. Forêts ■ k
étendues. — 30 kilomètres.
16* Oborra. Pays boisé, accidenté, calcaire, pau- • . ■' vre. — 30 kilomètres.
17° Chalanko, champ de bataille de l'Emir. Meta, '\ \
forêts de pins. Warabelly. Meta doit être le point v'
le plus haut de toute la route, peut-être 2600 "■ \
mètres. Longueur de l'étape : 30 kilomètres.
18° Lac de Iabotha, lacs de Harramaïa. Harràr — 40 kilomètres.
La direction générale : entre N.-N.-E.et S.-S.-E, il m'a paru. • y.
C'est la route avec un convoi de mules chargées ; mais les courriers la font en dix jours à pied. ~
Au Harrar, les Amara procèdent comme on sait, l
par confiscation, extorsions, razzias ; c'est la ruine , **
du pays. La ville est devenue un cloaque. Les euro* péens étaient consignés en ville jusqu'à notre arri- ' * vée! Tout cela de la peur que les Abyssins ont des Anglais. — La route Issa est très bonne, et la route de Gueldessey a Hérer aussi.
1tft T1I DE MMBA17D
Il y a deux affaires à faire au Choa a présent:
Apporter soixante mille thalaris et acheter de H voire, du musc et de l'or. — ■ Vous savez que tous les négociants, sauf Brémond, sont descendus, et même les suisses. — On ne trouve plus un thaler au Choa. J'ai laissé l'ivoire, au détail, à cinquante thalaris ; chez le roi, h soixante thalaris.
— - Le ras Govana seul a pour plus do quaranto mille thalaris d'ivoire et veut vendre : pas d'acheteurs, pas de fonds! Il a aussi dix mille okiètcs musc. — Personne n'en veut a deux thalaris le» lî i, trois okiètes. — Il y a aussi beaucoup d'autres déten-
': I -, teurs d'ivoire de qui on peut acheter; sans comp-
j| ! . ter les particuliers qui vendent en cachette. Bré-
1 |. mond a essayé de se faire donner l'ivoire du ras,
• { mais celui-ci veut être payé comptant. — Soixante
'; j ' * mille thalaris peuvent être employés en achats tels '! ! '■ pendant six mois, sans frais aucuns, par la route
',) !> ' Zeilah, Harrar, Iton, et laisser un bénéfice de vingt
mille thalaris ; mais il faudrait faire vite, je crois que Brémond va descendre chercher des fonds.
Amener du Harrar h Àmbado deux cents chameaux avec cent hommes armés (tout cela le ded-
associé avec cet idiot de Labatut qui, pour comble de malheur, est mort, ce qui m'a mis à dos sa famille au Choa et tous ses créanciers ; de sorte que je sors de l'affaire* avec très peu de chose, moins que
Jatch le donne pour rien) et, au même moment, dé- ;' t)'
barquer avec un bateau quelconque huit mille % '"
remingtons (sans cartouches, le roi demande sans
cartouches : il en a trouvé trois millions au Har- v f
rar) et charger instantanément pour le Ilarrar. La * ' *
France a, à présent, Djibouti avec sortie à Àmbos. t
Il y a trois stations de Djibouti à Àmbos. — Ici . I*
on a vendu et on vend encore des remingtons à
huit francs. — La seule question est celle du bateau ; \.i
mais on trouverait facilement à louer à Suez.
Comme cadeaux au roi : machine a fondre des ' |
cartouches Remington. — Plaques et produits , . i
chimiques et matériel pour fabriquer des capsules : i
de guerre. - |
Je suis venu ici pour voir si quelque chose pouvait . . ■ ' î
se monter dans cet ordre d'idées. Mais, ici, on | trouve ça trop loin et, à Àdcn, on est dégoûté parce que ces affaires, moitié par malconduite,
moitié par malchance, n'ont jamais réussi. — Et *" ^
pourtant il y a à faire, et ceux qui se pressent et ' -\
vont économiquement feront. . £
Mon affaire a très mal réussi parce que j'étais > .- £
in-
19* TIE DR ftlMSAUD
ce que j'avais apporté. Je ne puis rien entreprendre moi-même, je n'ai pat de fonds.
Ici même il n'y avait pas un seul négociant fran- -. ' i çais pour le Soudan! En passant à Souakim on m'a
; • |. : dit que les caravanes passent et vont jusqu'à Ber-
j, : f . ber. La gomme commence k arriver. Quand le Sou*
.1 { dan se rouvrira, et peu k peu il se rouvre, il y aura
| beaucoup à faire.
: I i Je ne resterai pas ici, et redescendrai aussitôt que
la chaleur, qui était excessive cet été, diminuera
dans la Mer Rouge. Je suis à votre service dans
tous les cas où vous auriez quelque entreprise où je
pourrais servir. — Je ne puis plus rester ici, parce
que je suis habitué k la vie libre. Ayez la bonté de
M ' penser k moi.
.il.!-; . »!'■•■
'ii I. , Rimbaud.
{i! f - Ponte restante, Caire. — Jusqu'à fin septembre
Hi ' " • ■ ■
lu
VI* DM BJMBAOD |W
SOCIÉTÉ M fcÉWIAWU € Fmriê, h é OefosVv IM7.
PONDtl'lN lest
Aeeoaaae A'atiUté publiant en itsr
Botft». B*-Gsumai*, 184
PARIS
1 « Monsieur,
Après quelques mois d'ennui au Caire» un |; endroit civilisé, un lieu qui tient de Paris, de
Nice et de l'Orient et où Ton vit à l'euro- . (?•.
péenne, Rimbaud redescend la Mer Rouge et ■ . : : \
se retrouve à Aden. C'est vers la fin de 1887. :•
De même que l'inaction, en Egypte, lui avait .. * £ ' f
suggéré diverses entreprises, entre autres celle i \
de faire publier par la Société de Géographie ' ^.\
de Paris (1) la relation de son voyage d'Abys- j
(1) Voici, in-extenso, quelle fat la reposée à la démarche de . **J
Rimbaud : — ' £ ' -
« En réponse à votre lettre du 86 août, la Société de « Géographie me charge de Tout Informer qu'il ae loi est ' ■*
« point possible, quant à présent, do répondre farorahle- ':-
soa
TIE DK RIMBAUD
sinie, en Arabie, où son activité est encore sans emploi, il projette l'importation de baudets étalons pour la procréation et l'élevage en AfriqueMes mulets de Syrie. Mais l'affaire lui semblo ensuite peu pratique, à cause des difficultés d'achat et du coût du transport. Il l'abandonne, pour négocier avec le gouvernement de la République Française l'autorisation
t meut itu désir que tous exprimes. Peut-être nurics-vous « quelque chance de succès en adressant une demande de « mission au Ministère de l'Instruction publique. Cette « demande serait renvoyée à la commission des missions et « voyages qui en donnerait son avis à l'administration. Je f ne dois pas vous dissimuler, cependant, que le fonds t attribué aux missions a subi les conséquences du régime t d'économies auquel sont soumis les ministères depuis « quelques mois. Il esta craindre que— votre voyage n'in- « téressant'pns directement un pays français, la politique « française — la somme demandée dans votre lettre ne « paraisse trop élevée. En tout cas, vous feriez bien de f rédiger les notes ou les souvenirs que vous ave* recueillis « sur « les races bédouines ou agricoles, leurs routes et la f topographie de leurs régions ». Soyes persuadé qu'un a mémoire à ce sujet, s'il renferme des faits nouveaux, f des indications utiles,, des notions précises, serait la « meilleure des recommandations dans le cas où vous croi- « riex devoir adresser au Ministère une demande démission. « D'emblée, en effet, vous sortiriez du rang des débutants « et le rapporteur* auquel la commission des missions , « renverrait votre demande, aurait ué point d'appui.
« Si vous pentiex devoir adopter cette manière de faire, f je me mettrait & votre disposition pour rechercher les « moyen* d'assurer la publication de? votre mémoire, afin « de le bien faire connaître. U serait bon que le travail fût c aeeompagu* d'un croquis donnant ▼*• itinéraires. Le
TIB Dl KIMBAUD SOI ■ ' \ $
de débarquer sur le territoire d'Obock c l'outillage et le matériel nécessaires à la fabrication de fusils et de cartouches destinés au roi
Ménélick ». ?
Monsieur Félix Faure, alors ministre de *
la Marine et des Colonies, répond que des ; l
conventions conclues avec l'Angleterre in- {
terdisent l'introduction d'armes de guerre à
c pays que tous songes à parcourir est très redoutable fi
« pour les européens, même dans les conditions particuliè- ; &j
« rement favorables où vous vous trouves. La commission
« se montrera donc d'autant moins réfractai re qu'elle sera
« mieux à même d'apprécier votre travail antérieur, les
s résultats de. vos premiers voyages. ■. t
« Je viens de recevoir de M. A. Bardey une lettre dans j
s laquelle il donne des extraits intéressants de votre jour- *
s nal de route du Choa à Zetlah. Ces extraits vont être \
« publiés au Bulletin de la Société de Géographie, dont • ■ y \
« fait partie M. Bardey. 'À ;
« Croyes bien, monsieur, que les objections présentées " * ' 2 '
s ci-dessus ne sont point des fins de non recevoir. Jaserais ! ,
c dans la limite de mes moyens très disposé à vous aider, a — mais je ne suis pas seul et il importa' de décider dans « un sens favorable tous ceux tyii ont voix au chapitra. J'ai a causé de vos projets avec mon ami M. Dttveyricr, spéciat liste en choses de l'Afrique et je crois que lui aussi sera « bien disposé en votre faveur. Il m'a chargé dé vous « demander si l'abba Moudda est un marabout musulman « et quelle confrérie représente le cheikh Hoseïa, ainsi que t l'abba Moadda, si ce dernier est musulman.
« Veuilles agréer, monsieur, avec mes regrets de ne pout voir, de suite répondre favorablement à votre désir, l'a» « pression de, mes sentiments les plu distinguée.
arC. MâffHOfB, sécrétais* général. » .
203 VIE DE MIMBAUD
, travers les possessions françaises de l'Afrique
j» orientale (i).
! Et Rimbaud, en fin de compte, se re-
j tourne à nouveau vers le commerce dont la li-
quidation Labatut l'avait cependant dégoûté.
,' C'est, qu'il lui faut, à tout prix, réaliser ses
vœux de fortune pour la liberté.
(1) La lettre de refus de M. Félix Faure est datée do 18 janvier 1888. Quelques mois après, Rimbaud, sans qu'il l'eût sollicité, recevait le papier officiel que voici :
. i MINISTERE
, ! . • de U
: | IAIIHI H DIS COMMIS
ADMIlUSTKATlOlf